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Mardi, 06 Juillet 2010 |
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Le gouvernement vient d'annoncer des efforts importants qui toucheront un grand nombre de Français dont les plus fragiles. Moindre revalorisation de l'Allocation Adulte Handicapé, restriction des Aides au Logement, remise en cause d'acquis sociaux, nouveau déremboursement de médicaments, la liste est longue des mauvaises nouvelles et ce n'est pas fini. Dans le même temps, parce que le Président de la République en a pris l'engagement devant le cercle des riches, très riches financeurs de l'UMP, le gouvernement ne touchera pas au bouclier fiscal.
C'est un profond scandale. Plus les jours passent, plus on découvre ces situations révoltantes comme celle de Mme Bettencourt qui économise par ce bouclier fiscal 30 millions d'euros alors même qu'elle gagne l'équivalent de 34 millions d'euros par mois.
Si un effort doit être fait, il doit être fait par tous et notamment par ceux qui ont les plus gros revenus. C'est ça l'égalité républicaine.
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Lundi, 05 Juillet 2010 |
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Sans préjuger de la présomption d'innocence à laquelle chacun a droit, force est de constater que le climat politique de ces dernières semaines est terrible. Il est surtout sévèrement jugé par nos concitoyens car il résulte d'un enchaînement de faits plaçant, depuis la soirée du Fouquet's en 2007 jusqu'aux événements de ces derniers jours, les relations incestueuses de M.Sarkozy avec le monde de l'argent comme une donnée permanente, tous dossiers confondus.
M.Sarkozy porte une responsabilité, celle de donner de la classe politique une image décalée de ce que vivent nos concitoyens. Pire, un récent sondage montre que près de 65% des Français considèrent que la classe politique dans son ensemble est corrompue.
Les annonces de réduction du train de vie de l'Etat sont bien tardives surtout lorsqu'elles ne s'appliquent pas au chef de l'Etat lui-même. Les remontrances faites aux ministres sont surprenantes dès lors qu'il faille leur rappeler de respecter la loi.
Il est grand temps que de vraies mesures soient engagées pour entendre les attentes des Français. Sans cela, le sarkozysme restera, à supposer que ce ne soit pas déjà le cas, comme un des pires modèles politiques de l'après-guerre. |
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Vendredi, 02 Juillet 2010 |
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Le Gouvernement a rendu publics, il y a quelques jours les derniers chiffres du RSA. Ils montrent enfin une évolution mais qui n'est pas à la hauteur des objectifs fixés initialement.
Ils montrent surtout que la part la plus importante réside dans le RSA socle (65%) qui n'est jamais que le RMI rebaptisé.
Les résultats sont à ce point en deçà des objectifs que 150 millions d'euros ont été ponctionnés sur les lignes budgétaires prévues pour le financement du RSA qui contribueront à l'effort de restriction budgétaire demandé par le Premier ministre pour 2011.
Mais plus que le quantitatif ce qui semble intéressant de regarder réside dans l'aspect qualitatif.
Le groupe socialiste mène depuis quelques semaines des auditions en ce domaine . Nous en ferons bientôt la restitution. Mais il en ressort d'ores et déjà que le dispositif apparaît complexe, repoussoir, stigmatisant et insuffisamment incitatif.
Il nous semble que des crédits, par ailleurs disponibles comme je l'ai dit plus haut, pourraient être mobilisés pour développer et soutenir plus fortement les parcours d'insertion des bénéficiaires du RSA.
Ils pourraient financer les actions des acteurs de l'insertion et notamment ceux de l'insertion par l'activité économique confrontés à des contractions budgétaires organisées par le Gouvernement.
Deux raisons devraient conduire le gouvernement sur ce chemin :
la première c'est que nous subissons une crise qui accroît chaque jour un peu plus l'exclusion et la pauvreté qui en découle,
la seconde c'est que le Président de la République avait annoncé qu'il serait le Président du pouvoir d'achat et qu'il ferait de la lutte contre la pauvreté l'une de ses priorités.
Alors plus que des paroles en période électorale, il faut des actes et à ce jour les actes vont dans le sens inverse des engagements pris. |
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Jeudi, 03 Juin 2010 |
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Alors que le Gouvernement comporte en son sein une secrétaire d'Etat en charge des sports, c'est avec surprise que nous avons pu constater, hier lors des questions au gouvernement, qu'elle n'était que peu considérée par ses pairs. En effet, alors qu'une question était posée sur l'organisation de la prochaine compétition de l'UEFA, c'est la Ministre de tutelle, Madame Roselyne Bachelot, qui s'est empressée de répondre. Décidément, on ne peut que regretter que certaines personnes soient utilisées comme symbole au moment des échéances et reléguées à des rôles de doublure lorsqu'il y a des responsabilités à prendre.
Cela en dit long sur la place plus globalement du sport dans les préoccupations de ce gouvernement. On nous dit que nous devons au Président de la République cette bonne nouvelle que d'accueillir cette coupe de l'UEFA... on ne va pas tarder à nous dire que nous lui devons le soleil qui se lève ! |
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Mercredi, 02 Juin 2010 |
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Reconnaissant enfin la situation difficile à laquelle sont confrontés les Conseils généraux, le Ministre de l'Intérieur a tracé aujourd'hui devant les députés les pistes de solutions. La première, à laquelle j'adhère, prévoit la révision des normes qui très souvent sont à l'origine de dépenses excessives.
La seconde est beaucoup plus préoccupante. En effet, chacun connaît l'angoissant dossier du financement de la dépendance. Les pistes explorées par le Gouvernement, en manque de financement, portent à croire que le financement assurantiel sera renforcé. C'est donc l'entrée en force du secteur privé de l'assurance qui est à craindre et qui ne permettra de solutionner la situation que des personnes en capacité de financer une assurance particulière « dépendance ».
Pourtant, le Président de la République n'avait-il pas promis, pendant sa campagne électorale, la mise en place d'un 5e risque lié à la sécurité sociale ? Une promesse de plus... oubliée ! |
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