| Le RSA, un an après |
| Vendredi, 02 Juillet 2010 00:00 |
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Le Gouvernement a rendu publics, il y a quelques jours les derniers chiffres du RSA. Ils montrent enfin une évolution mais qui n'est pas à la hauteur des objectifs fixés initialement. Ils montrent surtout que la part la plus importante réside dans le RSA socle (65%) qui n'est jamais que le RMI rebaptisé.
Les résultats sont à ce point en deçà des objectifs que 150 millions d'euros ont été ponctionnés sur les lignes budgétaires prévues pour le financement du RSA qui contribueront à l'effort de restriction budgétaire demandé par le Premier ministre pour 2011.
Mais plus que le quantitatif ce qui semble intéressant de regarder réside dans l'aspect qualitatif. Le groupe socialiste mène depuis quelques semaines des auditions en ce domaine . Nous en ferons bientôt la restitution. Mais il en ressort d'ores et déjà que le dispositif apparaît complexe, repoussoir, stigmatisant et insuffisamment incitatif.
Il nous semble que des crédits, par ailleurs disponibles comme je l'ai dit plus haut, pourraient être mobilisés pour développer et soutenir plus fortement les parcours d'insertion des bénéficiaires du RSA. Ils pourraient financer les actions des acteurs de l'insertion et notamment ceux de l'insertion par l'activité économique confrontés à des contractions budgétaires organisées par le Gouvernement.
Deux raisons devraient conduire le gouvernement sur ce chemin :
la première c'est que nous subissons une crise qui accroît chaque jour un peu plus l'exclusion et la pauvreté qui en découle,
la seconde c'est que le Président de la République avait annoncé qu'il serait le Président du pouvoir d'achat et qu'il ferait de la lutte contre la pauvreté l'une de ses priorités.
Alors plus que des paroles en période électorale, il faut des actes et à ce jour les actes vont dans le sens inverse des engagements pris. |
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