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Travailler ensemble pour développer notre agglomération
Jeudi 16 octobre 2008, 14:24 - Pages locales
Le Grand Chalon est aujourd’hui la deuxième Agglomération de Bourgogne et la première de Saône-et-Loire. Ses compétences en matière de développement économique, d’aménagement du territoire, de transport, d’environnement, de culture, lui donnent un rôle majeur pour le développement et le rayonnement du bassin chalonnais. Elu Président de cette Agglomération depuis avril 2008, cette présidence me passionne et me permet d’envisager les projets qu’elle souhaite conduire avec une vision stratégique pour le territoire tout en nourrissant dans le consensus le plus large possible, un indispensable dialogue avec toutes les communes du Grand Chalon.Depuis mon élection (et réélection…) à la présidence du Grand Chalon, nous travaillons avec mes collègues Vice-présidents, les Maires et élus de l’agglomération à un renforcement des liens entre les communes membres. Le temps est venu de pacifier les relations entre la ville de Chalon et son Agglomération. Je suis convaincu que le temps de guerres stériles entre ces deux collectivités est fini. Nous devons construire et réaliser une nouvelle ère de la coopération intercommunale.Il est indispensable que le Grand Chalon évolue dans ses missions en exerçant pleinement ses compétences. Il s’agit d’être présent dans le quotidien des citoyens qui habitent son périmètre grâce à des services de proximité, tout en structurant des réponses concrètes aux questions des élus locaux des communes de l’Agglomération. Aujourd’hui, ils doivent faire face au recul de l’Etat dans sa mission de conseil et se trouvent désorientés et sans interlocuteur au quotidien sur des domaines très techniques. La complexité de dossiers relatifs à l’urbanisme, l’instruction des permis de construire, la gestion des ressources humaines, l’évolution de l’environnement juridique ne sont que quelques exemples criants….L’expertise des services du Grand Chalon et de la ville centre sont des atouts précieux qui doivent sécuriser les élus et être mis au service du développement des communes.De plus, les prochaines réformes des échelons administratifs (communautés de communes, Conseil généraux…) de notre pays telle qu’elle est évoquée ici ou là ne fera que renforcer à court ou moyen terme le rôle des agglomérations…. A ce titre, le récent congrès des Communautés de France à Montpellier le 9 et 10 octobre a montré combien les débats s’orientaient vers de profondes réformes.J’ai la conviction que le mandat en cours sera le mandat de toutes les mutations. Il convient de nous mettre dans une position d’ouverture, d’anticipation pour nous adapter et permettre au bassin chalonnais de prendre toute sa dimension économique et redonner à ses habitants la fierté d’y habiter. Cette page se fera très régulièrement l’écho des dossiers territoriaux et de mes positions sur les débats qui ne manqueront pas de s’ouvrir tant localement que nationalement Collectivités : Préparation budgétaire contraignanteMardi 14 octobre 2008, 15:11 - Pages nationales
Beaucoup de communes s’inquiètent de la perspective de la réduction de leurs marges financières pour le budget qui se profile. Il est vrai que leur positionnement comme dernier échelon local, les rend plus sensibles aux évolutions que peuvent engager l’Etat ou les Régions et départements. Chacun s’accorde à reconnaître que les dix dernières années ont été belles, propices à des renégociations d’emprunt ou des prêts à taux très attractifs.Mais voilà, nous sommes soumis au revers de la crise des subprimes, démarrée aux Etats-Unis et dont on ne sait où elle se terminera, frappant également les collectivités locales. Les territoires comme les nôtres le vivent d’autant plus difficilement qu’ils ont dû faire face en quelques années à la disparition des fonds européens qui ont été pour beaucoup dans le financement des grands équipements ou infrastructures ou de plus petits sur les zones rurales. Les élus municipaux ont aussi à affronter dans leurs dépenses et marchés publics L’accroissement du prix des matières premières, de l’alimentation, de celui de l’énergie comme du carburant. Ils doivent aussi faire avec le désengagement de l’Etat qui n’est plus une rhétorique. La démonstration en est faite et est même portée comme un principe de bonne gestion par le Président de la République lui-même.Dans ce contexte, les collectivités territoriales qui ont été les plus sujettes aux transferts de compétences non compensés se trouvent dans une situation budgétaire extrêmement contrainte. C’est le cas bien sûr de la Région comme du Conseil général. Ce dernier ayant plus encore à assumer la prise en charge de dépenses de solidarité comme la dépendance, le handicap, la lutte pour l’insertion qui ne peuvent aller qu’en s’accroissant. La position du Département de Saône-et-Loire visant à redéfinir ses priorités doit donc se lire à l’aune de ce constat, même s’il est vrai que l’inquiétude grandit dans les communes.Cela ne doit cependant pas conduire à oublier que l’essentiel des mauvaises nouvelles est à venir lorsque l’on regarde les conditions de préparation du projet de loi de finances de l’Etat pour 2009. Si l’intégration du Fonds de compensation de la TVA dans l’enveloppe normée, la disparition de la dotation de compensation de la taxe professionnelle et l’érosion de la correction démographique sont appliquées, c’est l’édifice financier de nos communes qui sera atteint.On ajoute également pour Chalon la disparition de la dotation de solidarité urbaine qui apportait une recette de 1,6 million d’euros (soit l’équivalent de 5 points de fiscalité). On peut calculer également les conséquences de l’établissement de la semaine de quatre jours qui influera inéluctablement sur les demandes des parents pour des activités extra scolaires le samedi matin et qu’il faudra financer.On y retrouve à l’intérieur, des dépenses qui s’accroissent indépendamment de la volonté des équipes municipales, des projets à réaliser comme pour chaque début de mandat mais des dotations et subventions qui diminuent, un recours à l’emprunt plus difficile et plus coûteux, et donc comme seule issue le recours à la fiscalité...Les choix politiques effectués au niveau national fixent donc les conditions de l’impopularité supportée au niveau local. Même si dans tout cela il y a le citoyen à qui d’aucun avait promis un mandat consacré au pouvoir d’achat. |
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