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VŒUX AUX PERSONNALITES LOCALES - Lundi 9 janvier 2012
Monsieur le Sous-Préfet, Mesdames et Messieurs les élus régionaux, départementaux et communaux, Mesdames et Messieurs les Représentants des autorités civiles, religieuses et militaires, Mesdames et Messieurs les représentants du monde économique, culturel, associatif et sportif, Mesdames et Messieurs les représentants du Conseil de développement de l’agglomération et du Pays du Chalonnais, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil des Sages, du Conseil municipal des Jeunes et des Conseils consultatifs locaux, Mesdames, Messieurs,
Dans un climat de morosité ambiante sur lequel je reviendrai, je voudrais simplement avec vous, commencer mon propos par établir un constat.
Ce constat, c’est celui des évolutions notoires dont bénéficie notre territoire actuellement. Des réalisations considérées si évidentes et normales qu’elles finissent par être rangées au rayon des oubliettes dès leur réalisation.
Je vous informe également qu’une consultation de la population sera lancée dans les jours qui viennent pour trouver un nom à ce nouveau service BHNS.
Cette liste est longue et je ne nous attribue bien sûr pas, la paternité de toutes ces opérations même si bon nombre n’aurait pas été possible sans l’impulsion, le soutien ou l’engagement de la Ville de Chalon et/ou du Grand Chalon. Je veux simplement remercier tous nos partenaires qui en investissant sur le territoire chalonnais font la démonstration de leur confiance en notre développement et en notre attractivité.
Car croyez-vous vraiment que ces efforts seraient ainsi faits s’il n’y avait pas, au fond, le sentiment que la période à traverser est certes difficile, à Chalon comme ailleurs, mais que ce secteur de la Saône-et-Loire est celui sur lequel il faut parier ?
Je salue donc les investissements des opérateurs privés, des entreprises grandes, moyennes et petites mais aussi de l’Etat, de la Caisse des Dépôts et Consignations, de l’OPAC de Saône-et-Loire, des autres bailleurs sociaux, du Conseil général, du Conseil régional bref, de tous ceux qui choisissent ainsi de parler positivement de notre territoire. Le meilleur remède contre la morosité, c’est le volontarisme et l’ambition et pas le repli sur soi ou la frilosité. C’est résolument ce choix, qu’avec mes collègues, nous portons.
J’entends la critique, elle est facile ! Si vous ne faites rien, vous êtes coupables d’immobilisme, voire d’être à la tête d’une « belle endormie »… Si vous affichez force et volonté, vous êtes excessif et vous porterez à vie la responsabilité d’avoir fragilisé financièrement la collectivité….
Quelle ringardise et manichéisme que ce discours ! Comme si investir et croire dans les atouts et l’avenir de son territoire était une faute. Comme si faire le choix, de prendre le relais dans une période difficile, de l’investissement privé plus timide, par un investissement public volontariste était un risque.
Je m’honore des choix ainsi faits par mes équipes et je rappelle pour la plus grande et complète information de tous, que l’encours de la dette de la Ville de Chalon par exemple, sera en 2012 inférieur à ce qu’il était en 2011…
Que la charge de la dette pour le Grand Chalon est largement en deçà de la moyenne des agglomérations comparables.
Que nous avons choisi au Grand Chalon de ne pas augmenter la fiscalité des ménages ni celle des entreprises pour 2012 et que pour la ville de Chalon, la hausse sera inférieure ou égale à l’inflation.
Que la Ville de Chalon a réduit de 1,4% ses charges à caractère général en 2009, puis de 10% ses crédits logistiques en 2010 et de 2,3% son fonctionnement courant en 2011. Dans le même temps, le Grand Chalon a réduit de 18% ses crédits logistiques en 2010 et de 3% ses dépenses de fonctionnement en 2011. Quant au budget de la communication de ces deux institutions il a baissé de 23% entre 2008 et 2012 et celui de mon cabinet de 12%.
Ce qui fragilise nos marges financières, ce ne sont donc pas tant nos dépenses même s’il faut les regarder avec attention, ce qui nous fragilise, c’est la baisse de nos recettes notamment des différentes dotations. Depuis trois ans, les dotations en provenance de l’Etat ont connu une réduction importante de 6,54% soit -939000 € pour la ville et de 5,05% soit -794300 € pour l’agglomération. Pour vous donner un ordre de grandeur, lorsque les impôts locaux augmentent de 1%, la recette ainsi produite est de 250000 €. Je vous laisse calculer ce que représente une perte de 939000 €…
La Région comme le Département, eux-mêmes soumis à la même politique nationale ont également revu à la baisse leurs participations au financement des activités des collectivités locales.
Et chacun peut bien se douter qu’il n’est pas possible d’actionner trop fortement la pression fiscale en ces périodes particulièrement difficiles pour un nombre toujours plus grand de nos concitoyens.
Pour autant, la dynamique d’un territoire ne se décrète pas, elle se construit, elle se démontre. Il n’est pas besoin d’attendre des autres si on n’est pas capable soi même de relever les manches et de se battre, surtout quand c’est difficile.
C’est ce même esprit qui m’a amené à proposer des évolutions que certains ont qualifiées d’historiques pour notre intercommunalité. Je ne sais pas ce que sera au bout du compte la carte de l’intercommunalité en Saône-et-Loire. Je sais cependant que le Grand Chalon y tient une place importante et que nous nous devons de travailler avec respect et esprit d’ouverture avec nos voisins, que ce soient les communautés de communes du Pays du Chalonnais ou les intercommunalités plus importantes comme la Communauté urbaine ou le Grand Dijon. Je crois fortement dans les vertus de l’intercommunalité et, j’aurais pu comme beaucoup d’autres me contenter de dénoncer les choix gouvernementaux, quant à la réduction drastique de l’accompagnement des collectivités locales - ce que je ne manque pas de faire d’ailleurs tant les arguments sont nombreux – mais, parce que le risque de voir remis en cause des pans entiers de l’action publique locale me semblait une perspective bien réelle, j’ai proposé à mes collègues une réflexion de fond sur les relations entre le Grand Chalon et les 39 communes qui le composent.
Je remercie toutes celles et tous ceux, presque l’unanimité des conseillers communautaires, qui au-delà de nos sensibilités, ont compris l’importance de cette proposition.
Je remercie tout particulièrement Pierre Jacob qui a été d’une aide précieuse dans cette période mais aussi Daniel Galland, Alain Bernadat et nos services pour ces rencontres hebdomadaires spécifiquement consacrées à cette évolution communautaire qui nous ont permis de progresser efficacement.
Des premiers pas, dès 2009, consacrés à la mutualisation de certains services, en passant par la mise en place des groupements de commandes, la réalisation de guide commun comme celui sur l’urbanisme, les rencontres entre directeurs et secrétaires de mairie jusqu’au transfert conséquent de compétences importantes au Grand Chalon adopté en décembre dernier. Que de chemin parcouru, lorsque je me souviens qu’avant 2008, le dialogue ne serait-ce qu’entre la ville centre et le Grand Chalon était pour le moins difficile, voire devenu impossible. Nous avons, je le crois ensemble bien travaillé, même s’il nous reste encore à faire la démonstration concrète auprès de nos concitoyens du bien fondé de ces évolutions.
Aux missions originelles du Grand Chalon que sont l’aménagement et le développement économique, les transports urbains, la gestion des déchets, la cohésion sociale et l’habitat, le développement numérique, le suivi et le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche mais aussi la gestion du Conservatoire et de l’Espace nautique, nous avons ajouté l’urbanisme, de nouvelles zones économiques, la petite enfance, la coordination des politiques gérontologiques, la prise en charge du handicap, la prévention et la santé, l’insertion, l’eau et l’assainissement ainsi que la gestion du Colisée, du Parc des Expositions, du stade Léo Lagrange, du Golf Saint Nicolas et du Port de Plaisance et le suivi de l’Espace des Arts et de la partie enseignement supérieur d’EMA Fructidor.
A l’intercommunalité de projets qu’était le Grand Chalon, nous avons ajouté une dimension de services, dont l’ambition est de répondre aux besoins, sans cesse grandissants, de nos concitoyens, malgré le contexte que j’évoquais tout à l’heure de contraction de nos capacités d’intervention.
Quadrature de cercle me direz-vous ? Moi je dirais plutôt partage, solidarité, efficience.
2012 sera une année pour permettre la mise en place effective de ces nouvelles missions du Grand Chalon avec deux exigences :
Nos services connaîtront encore quelques modifications en cours d’année parmi lesquels le déménagement sur le site de l’ancien hôpital des services de la direction générale adjointe aux solidarités et à la cohésion sociale, avec également le CCAS de Chalon et le service courrier, mais aussi le transfert des services administratifs de l’ex Sivom des eaux de Saint Rémy auprès de la direction de l’eau et de l’assainissement rue Paul Sabatier ainsi que le transfert de tous les opérateurs liés à la vie associative, pour la ville de Chalon, au sein de l’ex collège Jean Zay comme je l’ai évoqué précédemment.
Sur ces évolutions institutionnelles entre nos collectivités, nous n’avons nullement l’intention de penser que nous sommes exceptionnels et partout en France - et je peux le constater en ma qualité de rapporteur de la commission sur l’intercommunalité au sein de l’association des Maires de France – les élus sont en réflexion.
Il est vrai que la volonté de rationalisation de l’intercommunalité dans le pays, voulue à juste titre par le Gouvernement n’y est sans doute pas pour rien.
Mais ici, nous avons sans doute le privilège d’avoir été dans les premiers à l’initier et si je me permets de le dire c’est parce que nous sommes souvent contactés pour expliquer ce que nous avons engagé au sein du Grand Chalon.
Exceptionnels nous ne le sommes pas. Exemplaires nous n’avons pas cette prétention tant les situations locales sont différentes, mais une fois encore, volontaristes, nous le revendiquons !
Il reste un sujet qui mérite d’être traité, c’est celui du partage, sur un territoire plus vaste que celui du Grand Chalon, des enjeux d’attractivité, de développement et d’aménagement du territoire.
Force est de constater qu’au cours des 15 ou 20 dernières années, nous avons assisté à un développement totalement anarchique et individualiste du territoire.
L’urbanisation s’est faite grandissante, au mépris des identités agricoles, sociales et environnementales de certaines communes du monde rural et au détriment du monde urbain comme cela est le cas pour Chalon frappée par une baisse importante de sa population commencée depuis 1975 sans que rien ne soit fait pour l’enrayer.
Le développement des zones artisanales ou industrielles a amené chaque commune à penser que son avenir était impossible sans SA zone, alors même que les implantations d’entreprises sont difficiles et que les exigences des porteurs de projet nécessitent des moyens importants souvent hors de portée des seules communes. Les zones commerciales se sont accrues constituant désormais, comble de l’horreur, des zones de promenade pour les familles, y compris bientôt le dimanche si l’on n’y prend pas garde, fragilisant également les commerces de centre bourg ou de centre ville.
Les enjeux environnementaux ont été bradés par une importante imperméabilisation des sols, l’agrandissement des exploitations agricoles amenant à la disparition du bocage, des haies et de la biodiversité qu’elles permettent, des déplacements se multipliant, faisant la part belle au tout voiture, des déchets toujours plus nombreux et de plus en plus chers à traiter.
Rassurez vous, ce constat est aujourd’hui connu et partagé, par les élus, par les responsables de l’Etat et par bon nombre de professionnels.
Depuis quelques mois, une discussion s’est engagée entre les responsables du Pays du Chalonnais et notamment son Président que je salue, les Présidents des 6 communautés de communes qui nous entourent et moi-même pour mettre en place, un schéma de cohérence territoriale (SCOT) nous permettant de trouver ainsi un espace de dialogue et de co-construction du développement pour les 10 à 15 ans qui viennent.
La confiance est me semble-t-il établie, les principales orientations sont acceptées et nous allons ensemble devoir, au cours de cette année et à l’échelle de 150 communes, traduire en acte cette volonté partagée.
Je me réjouis de cette nouvelle orientation et de cette ouverture d’esprit collective. Elle est la condition indispensable à un développement où chacun y trouvera son intérêt et où la complémentarité sera plus forte que la concurrence.
Il en est ainsi par exemple des enjeux importants de développement du tourisme. Je crois que nous disposons d’atouts insuffisamment exploités non pas que rien n’ait été fait, mais parce que trop parcellisés et donc trop peu visibles.
Pourtant, au travers de l’eau, du vin et du patrimoine, il me semble qu’il existe, dans le Pays du Chalonnais, des vraies opportunités.
L’eau avec bien sûr la Saône que nous devons impérativement reconquérir à Chalon comme dans le canton de Verdun sur le Doubs mais aussi avec le réseau des canaux qui de St Léger sur Dheune en passant par Fragnes ou Rully constitue un maillage extrêmement intéressant.
Le vin au travers de la promotion de la Côte chalonnaise qui par nos Givry, Mercurey, Rully, ou Montagny sont autant d’outils de promotion du territoire et de valorisation économique.
Le patrimoine, qu’il soit historique comme sur Chalon, paysager comme dans le secteur de Sennecey le Grand, de Buxy ou de Givry, environnemental ou encore vernaculaire, dispose avec les voies vertes et les voies bleues de circuits extrêmement riches qui doivent nous amener à créer sans doute un produit « tourisme en chalonnais » qui ne manquerait pas de diversités et de forces.
C’est l’ambition que je me suis fixée en prenant la présidence de l’EPIC qui deviendra communautaire en juin prochain, comprenant l’office de tourisme de Chalon et qui aura à intégrer celui de Givry Côte chalonnaise. Le dialogue sera nécessaire et volontaire avec ce qui existe aussi à Buxy, à Sennecey, à Verdun, en Bresse ou à Saint Gengoux le National.
Mesdames et Messieurs, notre, votre territoire a des atouts considérables pour se maintenir et se développer malgré la rigueur du moment.
Pour que l’épanouissement soit maximum, il suffit qu’à la morosité que j’évoquais au début de mon propos, se substitue un peu de fierté et d’audace.
Je suis pour ma part fier de la Ville de Chalon, fier du territoire du Grand Chalon et du pays du Chalonnais.
Soyons nombreux à entretenir, dans nos actes comme dans nos paroles cette volonté positive. Elle est l’une des clés de notre réussite collective.
2012 sera aussi une année d’échéance électorale, ce n’est pas une révélation. Et si je me garderai bien de me tromper de tribune à cet instant, je vous encourage toutes et tous à convaincre nos concitoyens de la nécessité d’une participation active par leur vote pour ces échéances de mai et de juin prochain.
Personne ne sera surpris que je vous dise la part que je prendrai activement au changement national que je crois nécessaire. Mais je souhaitais surtout vous dire que quoi qu’il arrive, j’entends bien assumer mes fonctions locales jusqu’au terme de mon mandat.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite au nom de mes collègues de la Ville de Chalon et du Grand Chalon et en mon nom, à toutes et tous, une très belle année 2012.
J’ai souhaité, comme l’an passé, qu’avant de nous retrouver pour partager ensemble un moment de convivialité dans la rotonde de l’Espace des Arts, nous puissions entendre une jeune élève du conservatoire. Il s’agit de Manon Cousin qui interprétera deux chansons et qui sera accompagnée au piano par une autre élève du Conservatoire Laurent Kraemer. Je vous laisse en leur compagnie.
Merci de votre attention.
VOEUX AUX AGENTS DE LA VILLE, DU CCAS ET DU GRAND CHALON - Vendredi 6 janvier 2012
Monsieur le Directeur Général des Services, Madame et Messieurs les Directeurs généraux Adjoints, Mesdames et Messieurs les Directeurs et Chefs de service, Mesdames et Messieurs les agents de la ville de Chalon et du Grand Chalon, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs, Depuis quatre ans, et à chaque fois que j’ai eu à m’exprimer devant vous, j’ai évoqué l’évolution que je souhaitais donner aux relations entre les 39 communes du Grand Chalon à partir d’un projet de territoire dont l’ambition est de servir nos habitants, mais aussi d’accroître et de diversifier l’offre de service public. Chacune de ces années dernières a donc vu son lot de rapprochements, de mutualisations de services qui ont d’abord et plus fortement concerné les agents de la ville de Chalon-sur-Saône. Les changements ont été forts, les inquiétudes importantes, les perturbations parfois surévaluées, certes réelles mais toujours résolues positivement. 2011 a été l’apogée de cette évolution avec l’adoption par une très large majorité de mes collègues élus, d’un transfert de compétences conséquent et sans précédent, permettant de décliner concrètement notre ambition pour le territoire du Grand Chalon et concernant, une fois encore, des agents de la ville centre mais aussi du personnel d’autres communes.
2012 est donc à plus d’un titre, une année nouvelle. Une nouvelle année d’abord pour une bonne partie du personnel que vous représentez ici ce soir. Les incidences de nos évolutions ont été importantes en terme d’effectifs. Ainsi, la ville de Chalon et son CCAS compte au 1 agents pour 1327 au 1 près de 25% de leurs effectifs qui sont passés de compétence communautaire. Et par voie de conséquence, le Grand Chalon a vu son personnel s’accroître considérablement pour atteindre 712 agents en 2012 soit une évolution de + 68%. Mais que l’on s’entende bien, cette progression a été faite par transfert, poste à poste, et non pas par des créations de nouveaux emplois. Au total le nombre de fonctionnaires territoriaux reste donc quasiment le même. Dans cette évolution, nous avons bien sûr été vigilants pour que les droits acquis par chacun, leurs soient conservés. A tout le moins, il est acquis aujourd’hui qu’un nombre significatif d’entre vous sera plutôt bénéficiaire de ce transfert. En tous les cas, aucun d’entre vous ne perd quelque chose. Il nous reste encore à travailler avec les représentants de l’amicagglo et du COS de la Ville centre pour finaliser l’harmonisation des prestations sociales. er janvier 2012, 1074er janvier 2010. Pour d’autres communes, c’est
Deux déménagements sont prévus, d’une part pour les agents de la direction générale adjointe à la solidarité et à la cohésion sociale dans le cadre du transfert d’activité sur le site de l’Ile Saint Laurent avec également le CCAS et le service courrier. D’autre part pour les agents de l’ex Sivom des Eaux qui rejoindront la Direction de l’Eau et de l’Assainissement rue Paul Sabatier. Ainsi seront réunies en un même lieu, la Direction de la gestion des déchets, la Direction de l’environnement et celle de l’eau et de l’assainissement, permettant un rapprochement et une proximité pour des services complémentaires. Mais globalement je peux vous dire que 2012 sera enfin une année de stabilisation pour tous, permettant de mieux appréhender le champ d’intervention de tout à chacun et de mettre en oeuvre concrètement les politiques publiques que les agents conduisent. 2012 sera aussi une année nouvelle pour le Grand Chalon. Aux missions originelles que sont l’aménagement et le développement économique, les transports urbains, la gestion des déchets, la cohésion sociale et l’habitat, le suivi et le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche, le développement numérique mais aussi la gestion du Conservatoire et de l’Espace nautique s’ajoutent désormais l’urbanisme, la petite enfance, la coordination des politiques gérontologiques, la prise en charge du handicap, la prévention et la santé, l’insertion, l’eau et l’assainissement ainsi qu’également la gestion du Colisée, du Parc des Expositions, du stade Léo Lagrange, du Golf Saint Nicolas et du Port de Plaisance et le suivi de l’Espace des Arts et de la partie enseignement supérieur d’EMA Fructidor.
Il nous faudra désormais poursuivre et développer ces services avec le souci pour chacun d’entre vous, agents du Grand Chalon de les accomplir avec le même professionnalisme, où qu’ils se déploient sur le territoire du Grand Chalon. Je veux à cet instant saluer également l’action des agents des services transversaux dont beaucoup sont maintenant mutualisés mais sans lesquels notre organisation serait impossible. Commençons par le nerf de la guerre, les finances mais aussi l’administration générale, les ressources humaines, les affaires juridiques, les assurances, la commande publique, les achats, la logistique les systèmes d’information et de l’information géographique et bien sûr la communication. Tous, qu’ils soient Grand Chalon ou Ville de Chalon contribuent pleinement au bon accomplissement de nos missions. 2012 sera forcément aussi une nouvelle année au sens plein du terme pour la Ville de Chalon. Si des services ont été transférés, d’autres importants demeurent de compétence municipale. Il en est ainsi des affaires scolaires dont chacun sait qu’il s’agit pour cette majorité d’un domaine prioritaire. Avec la construction d’un projet éducatif devenu indispensable et l’affirmation du temps méridien comme un moment privilégié, des changements ont été opérés pour les Atsem et les Atsee. Je sais qu’un dialogue plus ferme devra s’engager entre la municipalité et les directeurs d’écoles pour que vos conditions de travail soient conformes à ce que votre employeur, c'est-à-dire la mairie, vous demande. Nous y travaillons ardemment.
Je souhaite rappeler également le travail de déprécarisation que nous menons régulièrement depuis 2008 pour réduire de manière notable des situations qui en 2007 avaient été relevées par la Préfecture comme trop nombreuses. C’est avec le même esprit que nous avons travaillé dans le domaine de l’animation, de la vie associative et du secteur jeunesse. 2012 nous permettra à la fois de positionner un lieu fort des politiques en faveur de la jeunesse dans les locaux de l’actuel Info Rom, de développer l’accès au numérique par l’installation d’Info Rom dans les anciens locaux de l’Office de Tourisme et de faire émerger au travers des maisons de quartier des pôles à vocation plus familiale et intergénérationnelle. 2012, permettra de rassembler, en juin dans les locaux de l’ex collège Jean Zay, la nouvelle maison des associations et les agents des services municipaux de ce secteur et d’offrir dès septembre, aux nombreuses associations chalonnaises, sinon un local pour toutes, au moins une offre nettement améliorée de partage de locaux et d’hébergement. Nous lancerons également cette année une étude de réaménagement du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville pour enfin améliorer l’accueil du public auprès des services populations et état civil. La bibliothèque pourra également bénéficier d’une extension après le départ du service éducation. Le champ des politiques municipales, ce sont aussi les questions culturelles qui demeurent un identifiant fort pour Chalon.
J’ai souhaité qu’une plus grande coopération s’établisse entre les différents établissements et acteurs culturels. Je me réjouis des avancées significatives que j’ai pu constater d’ores et déjà dans les différentes programmations. Il y a des talents certains dans ce secteur et je sais qu’ils peuvent plus encore, participer à la renommée et à la diversification de l’offre culturelle de notre territoire. Les équipes sont performantes et je veux les remercier de leur action. 2011 a ainsi permis de revoir certains fonctionnements comme celui des musées qui en avait grand besoin. L’équipe Chalon dans la Rue poursuit avec maestria ses activités. La Péniche assume désormais en solo et avec réussite la diffusion des musiques actuelles. Le Conservatoire accroît chaque année un peu plus son rayonnement, l’école municipale d’arts a la volonté de se conforter et l’Espace des Arts connaît des records de fréquentation. Dans le domaine sportif, je souhaite aussi dire ma satisfaction du travail effectué malgré les demandes incessantes de créneaux horaires supplémentaires voire de nouveaux équipements. Les agents sont en lien direct avec les usagers et les responsables de clubs et il y a parfois fort à faire pour rappeler que ces équipements sont d’abord municipaux et donc mis à disposition. Dans ce secteur sportif la coordination avec le Grand Chalon est exemplaire et je vous remercie pour le travail effectué au cours des deux dernières années pour rendre claires et transparentes les méthodes d’attribution de subvention et d’intervention, en partenariat avec l’OMS.
Enfin, les services municipaux, ce sont aussi tous les agents des services techniques, de la voirie à l’éclairage publique, des espaces verts à la propreté urbaine, des ateliers au suivi des manifestations ou à la menée des projets. Tous ces services sont constamment sous pression dans une ville où l’entretien quotidien est déjà lourd mais auquel s’ajoutent les nombreuses animations et les conséquences des réaménagements urbains particulièrement présents en ce moment même et pour quelques mois encore, au coeur de la ville. Je connais votre charge de travail et je sais que nous vous demandons beaucoup mais, c’est le propre des villes moyennes, par ailleurs villes centre que de devoir porter pour l’ensemble d’un territoire des actions publiques qui dépassent bien largement les frontières municipales. Vous êtes de ces agents du quotidien qui font honneur au service public. 2012 sera aussi une vraie nouvelle année pour toutes les autres communes du Grand Chalon. Elles devront comme pour la ville centre poursuivre des politiques qui identifieront les choix faits par les équipes municipales mais, avec le soutien du Grand Chalon. Elles devront aussi donner corps à ce concept que j’ai régulièrement décliné au cours de nos discussions sur l’évolution des compétences de l’intercommunalité, la commune « Porte d’entrée du Grand Chalon ». Je crois à la dimension indispensable de la commune comme lieu de proximité bien que j’ai beaucoup oeuvré, pour accroître la mise en commun au sein du Grand Chalon de politiques publiques.
Je pense qu’elles risquaient, sans cela, de s’étioler dans cette période de pertes de moyens. Je sais que la coopération franche et respectueuse entre les responsables des services municipaux ou secrétaires de mairie des 39 communes sous l’autorité de leur maire respectif et le Grand Chalon est une condition indispensable d’un service rendu de qualité à nos populations. Car si nous partageons le même bassin de vie, les particularismes des différents secteurs de notre pays chalonnais demeurent et sont parfois des atouts qu’il nous faut conserver. Les attentes de nos habitants peuvent diverger ou demander une mise en oeuvre plus spécifique. Mutualiser n’est pas forcément fusionner. Se rapprocher ne veut pas dire se confondre. Aux agents de ces communes, à leurs élus, je veux dire ici ce soir ma profonde estime et ma volonté de travailler à cet objectif de complémentarité qui grandira, j’en suis convaincu, l’image collective de la fonction publique territoriale. Enfin 2012 sera une nouvelle année pour les usagers de nos services. Ils doivent tout à la fois continuer à bénéficier des services qui leur étaient rendus jusque là et donc ne pas avoir de rupture dans la réponse à leur besoin et en même temps, pouvoir apprécier l’élargissement des actions du Grand Chalon. De ce point de vue, chacun d’entre vous sera un vecteur important du bon déroulement de cette période de transition.
Dans une période, où il est de bon ton semble-t-il d’expliquer que l’on peut faire mieux avec moins. Que les fonctionnaires seraient trop nombreux. Je souhaite qu’ensemble nous fassions la démonstration du contraire. Non pas que nous pourrions ou voudrions accroître le nombre des agents de nos collectivités. On ne nous croirait pas. On ne le peut pas. Mais bien plutôt donner une idée de l’action publique à l’image de l’excellent travail que vous effectuez depuis, pour certains, de nombreuses années. En arrivant à la tête de la Ville de Chalon en 2008, j’avais dit que la maison était malade. Pas malade de ses agents, mais d’une organisation enkystée, peu ouverte sur les autres, segmentée et en opposition avec son intercommunalité. Aujourd’hui, je peux témoigner des avancées significatives qui ont été opérées et dire ma fierté, ma très grande fierté de l’action menée tant par les agents de la Ville de Chalon, de son CCAS que par ceux du Grand Chalon. Si je me permets ce commentaire c’est que notre organisation est aujourd’hui regardée, analysée et appréciée par des collègues élus dans d’autres collectivités, lesquels nous demandent de les recevoir ou d’aller expliquer comment nous avons travaillé. Certes, et vous êtes bien placés pour le savoir, il a fallu pour cela expliquer, convaincre, changer les habitudes, bousculer, parfois contraindre certains d’entre vous à des évolutions que vous ne souhaitiez peut être pas.
Mais croyez vous sincèrement que ce chemin aurait été parcouru sans cela ? Loin de moi de penser que tout va bien dans chaque service. Mais, alors que nationalement le Gouvernement gèle depuis trois ans l’indice des fonctionnaires, nous accroissons tous les ans le régime indemnitaire de nombreux agents de la ville pour les amener au niveau de celui du Grand Chalon et cela conformément à l’accord passé avec les organisations syndicales de la Ville et qui s’étend jusqu’en 2014. Alors que nationalement se multiplient les emplois précaires y compris dans la fonction publique, nous réduisons dans les collectivités dont j’ai la charge, année après année la précarité. Alors que la solidarité est battue en brèche, nous avons ouvert les bénéfices du CNAS aux agents de la Ville et du CCAS et étendu ses actions au plus grand nombre. Nous travaillons pour unir le COS de la Ville et l’amicagglo du Grand Chalon dans une nouvelle association qui sera portée sur les fonds baptismaux le 13 janvier prochain et je vous invite d’ailleurs à y participer pleinement. Alors que de plus en plus de Français ont du mal à payer leur mutuelle, nous avons accru notre partenariat avec la MNT pour diminuer les conditions d’entrée et le coût de la protection pour les agents de la Ville, du CCAS et du Grand Chalon. Mais des difficultés nous en avons et je ne veux pas terminer sans les évoquer devant vous, au risque de laisser à penser que tout irait bien dans le meilleur des mondes chalonnais.
Ces difficultés sont essentiellement d’ordre budgétaire. Non pas comme je l’entends un peu trop facilement en raison d’une soi disant explosion de nos dépenses. De ce point de vue, des efforts significatifs ont été entrepris pour maîtriser nos charges de fonctionnement, au travers des groupements de commandes ou de la rationalisation de certains postes. Ainsi, la Ville de Chalon a réduit de 1,4% ses charges à caractère général en 2009, puis de 10% ses crédits logistiques en 2010 et de 2,3% son fonctionnement courant en 2011. Dans le même temps, le Grand Chalon a réduit de 18% ses crédits logistiques en 2010 et de 3% ses dépenses de fonctionnement en 2011. Mais cet exercice a ses limites. Celles de la dégradation de vos conditions de travail et de la remise en cause de la qualité du service public. Déjà j’ai le sentiment que les limites sont atteintes et je sais les efforts qui ont été demandés aux différents directeurs et chefs de service pour boucler le budget 2012. Je sais aussi les conséquences que nous ne manquerons pas de constater sur les moyens de fonctionnement du quotidien ou sur notre capacité à assurer les remplacements de personnels absents par exemple. Je me réjouis aussi de l’amélioration significative des taux de consommation des crédits, gage d’un ajustement plus réel des besoins budgétaires et des capacités de faire de nos services. Par ailleurs, il m’est agréable de savoir aujourd’hui que le rythme de liquidation de nos factures est conforme aux exigences réglementaires. Ainsi, nous contribuons à la satisfaction de nos fournisseurs.
Mais, si nous sommes aussi contraints, c’est surtout en raison d’une réduction très forte de nos recettes à la Ville de Chalon surtout mais également au Grand Chalon, dont il ne faudrait pas penser que parce que la collectivité est plus grande, elle en est forcément plus riche et avec plus de marges. Depuis trois ans, les dotations en provenance de l’Etat ont connu une réduction importante de 6,54% soit -939000 € pour la ville et de 5,05% soit -794300 € pour l’agglomération. La Région comme le Département, eux-mêmes soumis à la même politique nationale ont également revu à la baisse leurs participations au financement des activités des collectivités locales. Et chacun peut bien se douter qu’il n’est pas possible d’actionner trop fortement la pression fiscale en ces périodes particulièrement difficiles pour un nombre toujours plus important de nos concitoyens. Jusqu’au moins en 2014, date à laquelle se terminera mon mandat – et pas avant !! – j’aurai à coeur de travailler sans relâche avec mes collègues de l’équipe municipale chalonnaise et de celle du Grand Chalon pour trouver ce point d’équilibre entre les exigences d’une période économique difficile, contraignant fortement nos capacités d’action et la volonté de vous permettre de travailler avec fierté pour la collectivité à laquelle vous êtes rattachés.
Avec cette ambition clairement assumée, je souhaite terminer ce propos en vous adressant, pour vous et vos proches et au nom de l’ensemble de mes collègues élus de la Ville de Chalon et du Grand Chalon, mes meilleurs voeux d’une très belle année 2012. Ces évolutions sont finalement un renforcement des liens entre nos habitants, entre nos communes, entre nos personnels, entre vous ! Dans un contexte où l’individualisme gagne toujours du terrain nous proposons comme le dit la carte de voeux de cette année, de dessiner une ville et une agglo de demain, pour relier tout, à chacun. Je vous remercie de votre attention et vous propose de poursuivre cette soirée en musique et réjouissance gastronomique, organisation pour laquelle je veux remercier le service des réceptions.
Communiqué - CANTONALES 2011
La majorité départementale sort renforcée de ce scrutin des élections cantonales 2011. En dehors de Beaurepaire en Bresse où notre candidat n’a malheureusement pas réussi à inverser la tendance du 1er tour, la gauche conserve tous ses cantons. Elle s’impose aussi en remportant deux cantons sur la droite, celui de Digoin avec la victoire de Philomène Baccot et avec la victoire spectaculaire de Cécile Untermaier à Sennecey le Grand.
Je veux aussi avoir une pensée pour les candidats de gauche qui n’ont pas réussi à l’emporter et qui n’ont pas démérité dans leur engagement de campagne notamment Valérie Le Dain à Givry.
Malgré les annonces tonitruantes de l’entre deux tours, la droite est la grande perdante de ce scrutin des cantonales, éliminée dès le 1er tour dans trois des 28 cantons renouvelables et battue dans deux cantons qu’elle détenait.
Dans la circonscription du Chalonnais, la progression de la gauche se poursuit avec la victoire à Sennecey le Grand et les victoires de Françoise Verjux Pelletier et Fernand Renault à Chalon Nord et Chalon Sud. Avec plus de 60% dans tous les bureaux de vote de la ville de Chalon, Françoise Verjux Pelletier confirme son implantation forte.
Pourtant je ne peux que constater une nouvelle fois la faible participation, qui même si elle est supérieure à la moyenne nationale n’en demeure pas moins préoccupante. Dans ce contexte le Front National poursuit sa progression et la position dangereusement trouble des principaux responsables nationaux et locaux de l’UMP a nuit au vote républicain jusque là retenu par les démocrates de ce pays.
Nationalement, la gauche fait basculer plusieurs départements renforçant là encore la majorité de l’Assemblée des Départements de France. La droite et le Président de la République sont désavoués lors de ce scrutin.
Le débat pour 2012 s’ouvre maintenant. La droite doit clarifier sa stratégie et dire si elle poursuit son rapprochement avec le Front National. La Gauche elle, doit se rassembler et les socialistes soutenir celui qui est le mieux placé pour l’emporter comme le montrent les dernières estimations avec un projet inscrit dans la réponse au quotidien du plus grand nombre.
VOEUX AUX PERSONNALITES LOCALES Monsieur le Sous-Préfet, C’est avec beaucoup de plaisir que mes collègues du Grand Chalon, de la Ville de Chalon et moi-même nous vous accueillons pour cette nouvelle année tout juste ébauchée, pour un rendez-vous qui, s’il est traditionnel, n’en est pas moins un exercice d’actualité consistant à manier un quadruple équilibre toujours difficile entre : · La dimension nationale, voire internationale de la société dans laquelle nous sommes, aux continuelles évolutions et celle de proximité inhérente aux fonctions exécutives des majorités, communautaire du Grand Chalon et municipale de la Ville de Chalon. · L’oeil sur le passé pour en tirer un bilan, toujours important à établir, et, la nécessaire projection sur l’avenir pour tout à la fois informer des réalisations retenues et des étapes de nos projets de mandats. · L’exigence de gestion, qui parfois dans la période difficile que nous traversons aurait tendance à s’imposer et le rappel des valeurs fondamentales qui forment la noblesse de l’engagement et de la confrontation politiques. · Le discours du réalisme souvent préoccupant face à la dureté des temps et l’indispensable espérance en des lendemains meilleurs sans lesquels aucune dynamique n’est possible. Cet exercice rituel est aussi un moment rare d’échanges, de voeux, mais aussi de réflexions dont chacun retirera ce que bon lui semble. Dire ce qu’a été 2010. Tels sont les éléments que j’ai choisi d’aborder devant vous ce soir car j’ai l’intime conviction que plus l’information sera directe et complète, plus les gens de bonne volonté et débarrassés d’arrières pensées, participeront à cette action collective, comprendront et accepteront les efforts que parfois elle exige. Il y a un an, s’exprimant devant les Français, le Président de la République évoquait « une année 2010 favorable au retour de la croissance et permettant plus d’équilibre, de régulation et davantage de justice et de paix »… Force est de constater qu’il n’en a rien été ! Au contraire cette année 2010 restera comme l’une des plus difficiles que nous ayons eu à connaître au cours de ces dernières décennies. Difficile économiquement d’abord. Le réalisme de ce constat difficile n’empêche ni n’interdit la menée d’une action locale forte sur laquelle je reviendrai. 2010 a aussi été une année socialement rude. 2010 restera enfin, l’année des réformes imposées et contestées. Au-delà de toutes les arguties que j’ai pu entendre, sur les coûts que représenterait l’exercice de la démocratie locale dans nos différentes strates de collectivités, sur l’enchevêtrement des compétences comme si cela avait empêché nos communes de réaliser leur projet depuis les lois de décentralisation de 1982, sur la « folie dépensière » des élus locaux alors même que c’est l’Etat qui est impécunieux, comme le rappelle régulièrement la Cour des Comptes qu’elle ait été présidée par Philippe Seguin ou aujourd’hui par Didier Migaud ; au-delà de tout cela, au fond c’est une vision extrêmement idéologique qui prévaut dont l’objectif ultime est de réduire drastiquement les mécanismes de l’intervention publique dans notre pays… De tout cela, nous devons tirer enseignement ou adaptation pour l’année qui s’ouvre. Je me permets de suggérer à la sagacité de votre réflexion la remarque suivante : Si nous savons tous qu’une grande partie des réponses au constat que je viens de dresser résulte de la capacité de nos dirigeants à dégager des perspectives au niveau national, mais plus probablement européen, voire plus sûrement encore à l’échelon planétaire tant la crise qui nous frappe est d’ampleur internationale, 2011 sera l’opportunité de préparer les échéances nationales de l’année suivante. Un rendez-vous politique majeur pour lequel, je souhaite, à titre personnel, l’engagement d’un homme dont la stature internationale est indéniable dans les fonctions qu’il occupe aujourd’hui et dont les compétences sont unanimement reconnues tant dans le domaine économique que social. En attendant et quoi qu’il en sera, nous avons aussi notre propre part dans les actes de la gestion locale. Pour cela, il convient d’identifier les enjeux à relever, ensemble, pour un territoire meilleur et donc une vie meilleure. Nous en avons pris trois à bras le corps La crise économique que nous traversons est profonde, surtout dans les territoires comme l’Est de la France, de tradition industrielle forte, soumis aux aléas d’un marché concurrentiel globalisé et de plus en plus ouvert à l’international. Il est utile de souligner l’aménagement du PAVB 2 (Parc d’Activités Val de Bourgogne) situé au sud le long de la RN6 sur Sevrey, en zone dédiée au développement endogène, par une parcellisation plus adaptée 9 des terrains répondant ainsi aux besoins de nos entreprises locales. Je n’oublie pas qu’une des premières sources de création d’emplois est le tissu de PME/ PMI du bassin chalonnais, entreprises dynamiques et innovantes. Au nord, et là encore conformément à nos engagements, nous requalifions la voirie, l’éclairage public, la signalétique et les abords de la Zone industrielle. L’axe de la rue Sabatier est terminé, nous poursuivrons en 2011 par la rue Marc Seguin et par l’aménagement d’une aire d’accueil des poids lourds en transit et d’un parking relais lié à la mise en place du bus à haut niveau de service. Désormais doit être au centre de notre réflexion, bien sûr, le devenir du Campus. La Caisse des Dépôts et Consignations dispose à ce jour de plus de 80% des parts de la société immobilière gestionnaire de ce Campus. La Caisse a géré en son temps, directement avec Kodak. J’attends qu’elle nous dise ses intentions face aux difficultés que cette partie de notre territoire connait aujourd’hui. De tout cela, je vais, dans les prochaines semaines discuter avec Monsieur le Ministre de l’Industrie auprès duquel j’ai demandé audience, mais aussi avec le cabinet de Monsieur Bruno Lemaire, Ministre en charge de l’aménagement du territoire. Enfin, comme prévu dans le plan d’aménagement et de développement, les communes de Champforgeuil et La Loyère verront leur vocation économique renforcée par la création d’une zone d’activités d’accueil de sièges sociaux dans les prochains mois avec d’ores et déjà annoncée l’implantation de deux entreprises à rayonnement national. Au-delà de ces questions industrielles, le développement économique c’est aussi la diversification du tissu entreprenarial à laquelle nous devons nous atteler. Dans le même esprit, la vocation enseignement supérieur et formation du site de la Sucrerie blanche est confortée avec l’implantation depuis l’automne des Gobelins, prestigieuse école du film d’animation et l’arrivée à la prochaine rentrée universitaire 2011-2012 de l’école d’infographie ARIES et d’ACFA Multimédia, écoles dédiées aux formations du son. L’implantation de ces écoles ainsi que l’ouverture en septembre dernier de l’ISNI - Institut Supérieur à la Navigation Intérieure - nous conduit dès à présent à engager une réflexion relative aux conditions du logement étudiant sur le Chalonnais. Cette volonté économique, c’est aussi le travail de requalification du site, occupé jusqu’il y a peu, par le service des essences des armées à Gergy. Un projet, qui reste à aboutir et est en phase de discussion avec l’Etat pour la création d’un pôle de sécurité civile de dimension nationale. Dans ce cadre, le premier projet de recherche TRAPI est en cours d’élaboration avec un soutien financier conséquent du Grand Chalon au travers de la SEM Nicephore Cité. Le développement économique c’est aussi la dimension commerciale dont je dois admettre qu’elle est compliquée par la préférence des consommateurs et des investisseurs pour les zones commerciales, qui, si elles ont leur place, doivent néanmoins être maîtrisées pour garantir un commerce de centre ville et de centre bourg, indispensable aux fonctions de centralité de la ville de Chalon comme des autres communes pivots qui composent notre agglomération. Enfin, soutenir et accompagner le développement et l’aménagement, la recherche et l’enseignement supérieur, c’est offrir pour le Grand Chalon des services optimisés et efficaces aux porteurs de projets et aux chefs d’entreprises. Ces enjeux économiques sont cruciaux tant ils sont porteurs d’emplois sans lesquels nos territoires ne sont rien. Il n’est pas de la compétence des collectivités locales que de créer de l’emploi – c’est la vocation des entreprises – Mais il est de notre responsabilité que d’organiser les conditions pour que l’environnement soit propice au développement économique. Le deuxième défi, c’est celui de l’adaptation de notre organisation territoriale. L’Etat engage une réflexion sur l’organisation de l’intercommunalité partout en France et donc chez nous. Je veux redire ma position, laquelle je sais est largement partagée par l’ensemble de mes collègues du Grand Chalon. Au contraire, je plaide pour l’utilité de conventions, avec les communautés de communes qui nous entourent, dans les domaines pour lesquels nous souhaiterions développer une approche commune. La loi le permet ! Je crois à l’utilité d’un rapprochement ambitieux et fructueux avec la Communauté urbaine Le Creusot Montceau, tel que nous l’avons initié et qui se traduira par une Entente sur des dossiers ciblés que nous porterons sur les fonts baptismaux lundi prochain. Je suis convaincu du bien fondé d’outils communs comme nous le faisons avec la Communauté urbaine : Le travail au sein du Pays, l’action que développera le Conseil de développement commun à l’Agglomération et au Pays traduisent cette volonté de partenariat et d’ouverture. Cette coopération renforcée entre nous, plutôt qu’une compétition suicidaire à quelques kilomètres les uns des autres, est une bonne orientation et nous l’amplifierons. Pour autant le Grand Chalon doit construire son propre avenir. Notre intercommunalité est finalement assez récente comparée aux 40 ans d’existence de nos voisins de la Communauté urbaine. Travailler avec eux mais aussi et surtout accompagner les évolutions de comportement de nos habitants, comme les demandes des forces économiques, intégrer les changements fondamentaux imposés par les récents textes législatifs nécessitent de faire progresser le Grand Chalon. C’est le chantier que j’ai proposé dès 2008 : d’abord la mutualisation des services et aujourd’hui la discussion en cours sur la double question des compétences communautaires et celle de la relation financière et fiscale entre le Grand Chalon et ses 39 communes membres. Profitant de la présence des forces vives de notre territoire présentes ici ce soir, je voudrais insister auprès des élus : mes chers collègues, nous n'avons pas l'exclusivité de ce débat. Les enjeux de celui-ci en effet dépassent très largement l’avenir électoral de chacun d’entre nous, qui que nous soyons, et encore plus les prérogatives liées aux fonctions que nous occupons à ce jour. Travaillons avec le souci du service rendu au plus grand nombre de nos concitoyens, quelle que soit la commune où ils sont installés. Travaillons aussi avec la volonté de développer des politiques pérennes dont chacun sait qu’elles le seront si nous en partageons équitablement la charge, la gestion et l’organisation. Je le redis avec force, le développement de notre intercommunalité n’est pas la négation de la commune. Une intercommunalité forte, c’est garantir aux plus petites communes de connaître ce qui se passe dans la plus grande car chacun le sait bien, ce qui est décidé pour Chalon a des incidences sur l’ensemble de notre territoire : « effet papillon » oblige ! Et ce qui vaut dans un sens, vaut dans l’autre. Par ailleurs, prenons garde à ne pas installer une coupure entre la vie quotidienne de nos habitants, autour de leur emploi, de leurs déplacements, de leurs loisirs, de leurs appétits culturels ou sportifs, de leurs besoins sanitaires ou sociaux, et des frontières administratives sans utilité particulière pour leur offrir une réelle facilité d’accès aux services publics que nous leur proposons. Le 3eme défi qu’il nous est donné de relever n’est rien de moins que la modernisation et l’attractivité de notre territoire. Ce projet que nous développons et déclinons, conformément aux engagements pris devant les électeurs de la Ville de Chalon comme du Grand Chalon en mars 2008 repose sur de l’urbain et de l’humain. De l’urbain, c'est à dire l’aménagement de notre territoire communautaire, de tout notre territoire et donc de manière solidaire avec le rural. La modernisation du territoire, c’est avant toute chose la question des déplacements avec d’une part la réalisation du bus à haut niveau de services sur Chalon et les communes de première couronne, avec des engagements dès 2011 sur une première ligne « Prés Saint Jean – Gare » puis pour le reste du territoire, une réflexion sur une meilleure organisation des transports à la demande. L’attractivité du Chalonnais passe par la valorisation de la Saône dans une ZAC qui s’étend du rond point de Droux et du secteur Californie à Saint Rémy jusqu’à l’Espace nautique du Grand Chalon, développant une programmation pluri annuelle d’aménagement des quais selon les usages et les fonctions des différents sites parcourus. C’est en complément pour la ville, la requalification de l’avenue Nièpce, de la Colombière au Pont Jean Richard, un chantier qui porte également la démolition de l’autopont. Celui-ci prévu pour la fin 2011 permettra au quartier Saint Cosme, appelé à se développer avec les sucreries, le complexe cinématographique (dossier relancé malgré un premier revers lié au désengagement du financeur initial), le nouvel hôpital, mais aussi la gare ferroviaire et la gare routière (deux sites à forts enjeux notamment avec le BHNS mais aussi dès décembre 2011 avec la liaison TGV annoncée entre Chalon et Strasbourg) de mieux se raccorder aux autres quartiers de Chalon et plus encore à son centre. L’attractivité exige aussi le portage d’un projet d’envergure pour le site de l’hôpital sur l’Ile Saint Laurent qui devra, fort des recommandations qui nous ont été faites, notamment par le Conseil des sages, jouer de la mixité des usages et des qualités environnementales du site pour lui donner sa pleine dimension. Plus prosaïquement, la modernisation participe aussi du plan déchetteries dont l’objectif est de disposer d’un service plus ouvert, de meilleure qualité, sécurisé et accessible en 15 mn maximum de quelque coin de l’agglomération que ce soit. L’attractivité c’est la réhabilitation lourde dans le cadre de la politique de la ville, des zones d’habitat social des quartiers Prés Saint Jean et Aubépins portée par l’OPAC et financée dans le cadre de l’ANRU avec une participation en hausse de la Ville de Chalon et du Grand Chalon. Sans oublier par ailleurs les Opérations d’Amélioration de l’Habitat sur des communes du Grand Chalon mais aussi au coeur de la ville centre. C’est le lancement des constructions d'un habitat mixte sur le secteur des Tiatres de Champforgeuil. La modernisation, c’est la réfection des rues piétonnes redonnant à ce secteur économique essentiel une nouvelle image plus propice à son développement. La modernisation c’est encore la discussion engagée avec les services de l’Etat, menée avec les responsables du chantier du palais de Justice pour favoriser une jonction agréable entre le secteur de l’Obélisque et la rue de la Citadelle notamment par l’implantation d’un jardin public, embellissant de fait l’ensemble du secteur. Le projet c’est enfin, la large part accordée à l’humain. Les besoins de nos concitoyens sont en perpétuelle évolution. Les familles sont de plus en plus diverses, monoparentales, les ménages composés, recomposés, le vieillissement continu est un défi qu’il nous faut relever, l’appauvrissement est un drame qu’il nous faut entendre. Seul le développement de nos services et l’accompagnement de nos partenaires institutionnels ou associatifs nous en donnera les moyens, cependant, tout ne peut pas relever de la seule solidarité locale. La politique de la petite enfance, celle en direction de nos aînés, la prise en charge de la lutte contre les exclusions, l’accompagnement des personnes en situation de handicap doivent trouver leur épanouissement dans le cadre de ces réflexions qu’elles soient au bout du compte, de compétence communautaire ou communale. Il reste des secteurs qui à mon sens doivent conserver de la part de chacune des communes une attention toute particulière. Il en est d’abord et prioritairement ainsi de l’éducation. Le temps de l’école est celui de la construction personnelle et collective de chaque individu. Je combattrai de toutes mes forces les restrictions de postes que l’on nous annonce déjà conséquentes pour le territoire du Grand Chalon, pour la ville centre particulièrement mais pas seulement. Je n’admets pas que ce secteur qui construit l’avenir de nos enfants puisse subir les coupes sombres d’effectifs qu’il enregistre depuis plusieurs années, qui se traduisent mécaniquement par une hausse du nombre d’enfants par classe mais plus encore sont porteurs d’un service public d’Education nationale dégradé, dévalorisé et toujours plus inéquitable… Pour ce qui concerne Chalon, nous en avons fait depuis 2008 notre priorité n°1 et elle le restera tout au long de ce mandat. Après la réorganisation de la restauration collective, l’accroissement des dotations des écoles, l’accès à la culture, nous devons comme cela est engagé depuis quelques temps, trouver les synergies des différents temps de l’enfant sur la période scolaire et péri scolaire. Autre domaine qui je le sais, mobilise chacune de nos communes : c’est le soutien au tissu associatif. La perte de l’intensité bénévole, la fin ou les menaces sur le financement des différents contrats qui permettaient jusqu’alors de faire tourner beaucoup de structures culturelles, de sport ou de loisirs font peser une menace réelle sur l’existence même des actions développées. Quoi qu’il en soit, je veux dire ici ma reconnaissance et mon estime à toutes celles et ceux qui consacrent du temps et, souvent des moyens personnels, à faire vivre ce réseau associatif sans lequel la cohésion sociale indispensable au vivre ensemble serait encore plus malmenée. L’humain c’est enfin l’opportunité d’un épanouissement au travers des politiques sportives et culturelles. Cette approche n’est pas la nôtre, ni au Grand Chalon, ni à la Ville centre car nous croyons en l’Homme et nous savons que pour qu’il prenne toute sa place dans la vie citoyenne, il doit accéder à toutes ces dimensions qui ouvrent sur les autres, balaient les préjugés, chassent la peur et font de chacun un citoyen à part entière. C’est cela le projet humain que nous portons pour ce territoire. J’entends les remarques de ceux qui pourraient se dire que compte tenu de ce que j’ai évoqué, dans la première partie de mon propos, c'est-àdire une situation difficile et inquiétante, il serait peut être bon de réduire le champ de nos prétentions. Ce débat s’est tenu au sein des exécutifs du Grand Chalon comme de la ville centre. Ainsi, pour la première fois, j’ai proposé à mes collègues des deux collectivités des budgets en diminution. Nous avons aussi dû réduire nos budgets d’investissement. J’en suis très chagriné. Car quand les collectivités territoriales, qui je le rappelle représentent 73% de l’investissement public au niveau national, sont contraintes à réduire ce type de dépenses, comme cela va être le cas dans tout le pays, cela signifie moins de commandes publiques, moins de chantiers, moins de travaux, donc moins d’activité économique et donc plus de risque de dégradation de l’emploi. Mesdames, Messieurs, Chers collègues, Chers partenaires, Que 2011 nous permette de bouger car l’immobilisme est probablement en cette période le plus grand danger qui nous menace. Un proverbe chinois ne dit-il pas : "ne craigniez pas d'avancer lentement, craignez seulement d'être à l'arrêt." Que 2011 nous permette de vibrer car lorsque l’on ne s’émeut plus, alors la résignation est proche. Que 2011 nous permette de partager car il y a dans l’autre, richesse et épanouissement. Et parce que je crois en l’avenir, je crois en la jeunesse. J’ai souhaité qu’elle interprète pour vous, pour nous, deux chansons. Des projets, une volonté économique, des ambitions intactes et solidaires, des jeunes, du chant, une scène nationale, un Conservatoire, une 25ème édition de Chalon dans la Rue… On n’est pas bien dans le Chalonnais ??? Bonne soirée. VOEUX AUX AGENTS DE LA VILLE ET DU GRAND CHALON Monsieur le Directeur Général des Services, Pour la deuxième année consécutive nous faisons le choix de présenter les voeux devant l’ensemble du personnel des deux collectivités que sont la ville de Chalon et le Grand Chalon. M’exprimant, devant vous, en janvier 2009 et janvier 2010, j’avais souligné l’ampleur de la tâche qui nous attendait. Je sais les bouleversements que cela a provoqués dans bon nombre de services au point de susciter irritations et parfois regrets. Ces deux dernières années ont permis de gérer d’abord le rapprochement puis la mutualisation des services de la ville de Chalon et du Grand Chalon. Le schéma est aujourd’hui regardé avec intérêt audelà de nos limites territoriales au point de renseigner ou d’accueillir des élus pour leur en expliquer le fonctionnement et les finalités comme cela est le cas pour Laval, Roanne ou Dole par exemple et sans doute Angoulème. 2009 et 2010 ont aussi ouvert le temps des coopérations renforcées entre les 39 communes et l’intercommunalité avec notamment les groupements d’achat mais aussi le développement de services nouveaux. Ces grandes mutations sont, aujourd’hui, opérées sans pour autant être achevées. 2009 et 2010 ont enfin été aussi deux années pendant lesquelles vos avantages sociaux, notamment mais pas exclusivement, de la ville de Chalon ont été sérieusement améliorés. C’est pour 2011, une hausse de près de 500000€ auxquels s’ajoutent les évolutions réglementaires générales. Cet effort voulu par la majorité municipale est à mettre en perspective du gel des traitements des fonctionnaires pour la période 2011-2014 ou de l’évolution à minima du SMIC, les deux décidés par le gouvernement. C’est aussi l’accès au CNAS pour les agents de la ville de Chalon et une extension des droits pour ceux du Grand Chalon. Il y a aussi le travail que j’espère voir enfin aboutir de l’ouverture du COS de la Ville de Chalon aux agents du Grand Chalon… Demandeur depuis près de deux an de cette mutation, je ne comprends toujours pas pourquoi les choses n’avancent pas plus vite ?… Mais en ce début d’année, je ne doute pas que cela fasse partie de nos bonnes résolutions collectives. Ces deux années ont également permis l’accès à une mutuelle dans des conditions très favorables pour les agents qui y ont adhéré en grand nombre. Si 2011 ne connaîtra pas de grands chamboulements tels que nous les avons vécus depuis le début du mandat, je ne peux tout de même pas vous dire qu’il n’y a pas de nuages au dessus de nos têtes. Comme cela est évoqué dans la France entière, dans les réunions des associations d’élus quelles qu’elles soient, par des collègues de toutes sensibilités, y compris de la majorité nationale, par les organisations syndicales dans leurs publications, nous subirons en effet les conséquences des baisses importantes de nos recettes en provenance de l’Etat comme des autres collectivités. Les budgets 2011 de la Ville de Chalon et du Grand Chalon sont votés mais ces budgets ont été depuis que j’exerce des fonctions exécutives, les plus difficiles et délicats à équilibrer. Pourtant, nous avons travaillé, à l’agglomération comme à la ville, et je veux en remercier les services et mes collègues élus, à une réduction significative de nos charges de fonctionnement. Nous avons adapté nos charges d’investissement en les réduisant, malheureusement ! Je dis malheureusement ! Je la subis, enfin pour être très juste, je devrais plutôt dire que nous la subissons ! Comment fait-on pour continuer à assumer les missions et les services qui vont avec, quand les participations de l’Etat diminuent de l’équivalent de 8% de fiscalité locale en deux ans ? Ce n’est pas que le problème des élus en charge des collectivités. Ce n’est pas par plaisir que nous tardons à remplacer parfois des agents absents. Bien sûr cela influe sur votre environnement de travail, voire sur la qualité de vie professionnelle j’en suis bien conscient. Mais tout de même, et je le dis avec un brin d’agacement aux quelques uns qui dans certains services bougonnent, se plaignent alors qu’ils n’ont rien dit pendant les 25 dernières années au cours desquelles je cherche encore les avancées sociales ou salariales du type de celles que nous avons conduites en deux ans. Comment imaginez-vous que l’on puisse à la fois accroître ces avantages sociaux, assurer pour le plus grand nombre une amélioration de leur traitement, réduire de manière régulière et ambitieuse la précarité de certains emplois alors même que les moyens dont on dispose sont diminués, réduits ? Je n’ai pas cru en 2007 au « travailler plus pour gagner plus » et je n’ai pas apporté mon suffrage à ce choix là ! Même si aujourd’hui, j’en mesure encore plus l’indécence dans la difficulté de l’exercice de nos missions. Nos missions, voilà ce que nous avons de plus noble. Mesdames et Messieurs les agents de la Ville de Chalon et du Grand Chalon, vous travaillez certes, mais pas seulement. Vous êtes surtout des agents du service public. L’action des services, de la Ville de Chalon comme du Grand Chalon, qui d’une manière ou d’une autre contribuent au développement urbain, à l’aménagement, à l’environnement, à la dynamique économique, au logement, à l’entretien quotidien, aux espaces verts, aux ateliers, au garage, aux services électriques, au déplacement, aux systèmes d’information - bref tous ceux qui chaque jour aménagent, embellissent, entretiennent et développent - participe d’un effort que je me plais à souligner et à revendiquer. Chalon a besoin d’être forte et dynamique. Elle se doit de se moderniser, d’évoluer pour poursuivre sa reconquête démographique car chacun sait que rien n’est possible sans une ville centre, moteur de l’agglomération. En travaillant pour la ville centre vous travaillez aussi pour le développement du territoire communautaire et je veux vous remercier pour la qualité et l’image du service public ainsi rendu. D’ores et déjà les agents du Grand Chalon assument avec qualité les missions qui leurs sont dévolues. Ils le font avec la même intensité sur tout le territoire communautaire sans distinction de frontières administratives ou politiques. Demain, avec des compétences nouvelles, c’est le même état d’esprit qui règnera. Je ne vois pas comment ni pourquoi il en serait autrement ! Personne n’a à craindre des évolutions de compétences, ni les agents des collectivités concernées, ni encore moins les élus. Mais que serait un territoire aussi divers par les zones urbaines et rurales qui le composent sans ceux qui l’habitent ? L’humain, c’est le deuxième pilier de notre projet politique. Pour cela, les politiques sociales que nous délivrons notamment par les services de nos CCAS, pour nos aînés, pour les précaires, pour les personnes en situation de handicap, pour la petite enfance sont en plus de prestations utiles à la vie quotidienne, l’occasion de tisser des liens 9 forts, de servir une politique de cohésion sociale sans laquelle il ne peut y avoir de véritable société moderne. Là encore ce que nous vivons à Chalon, est-il si différent de ce qui se passe dans les autres communes de l’agglomération. Et pourtant tous les CCAS n’ont pas ni la taille ni les moyens suffisants pour répondre à toutes les demandes parfois de personnes venues de la ville en secteur rural, pensant y trouver un autre cadre, mais qui a lui aussi ses propres difficultés et exigences. Nous vivons sur un bassin de vie, un bassin d’emploi et vivre dans la dignité jusqu’à son dernier jour, ou trouver un mode de garde pour son enfant, ou avoir des services qui accompagnent dans des parcours individuels ne peut plus supporter une différence de traitement liée aux frontières administratives de nos communes. L’humain c’est aussi l’action menée par les services en charge de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la jeunesse, de la culture, des sports, des loisirs ou de la vie associative. C’est la tranquillité locale, terreau d’une réelle égalité, c’est la participation plus grande encore des habitants aux choix et décisions. Là encore qui mieux qu’un service public fort peut soutenir ces champs d’intervention qui par nature ne sont producteurs d’aucune richesse …quoi que…à supposer que la seule richesse qu’il faille rechercher soit comptable et monétaire. L’humain c’est enfin, toute l’action des services supports, les finances, les ressources humaines, l’administration dans son ensemble, la coordination, la communication, les affaires juridiques, l’état civil, la population, les marchés publics, les achats tous ceux peut être moins visibles mais sans lesquels nous ne pourrions fonctionner. Vous êtes tous les acteurs de premier rôle de nos deux collectivités et je veux vous remercier au nom de l’ensemble de mes collègues élus pour votre travail et votre implication. Echanger avec vous est une nécessité, un devoir. Mais, pour la Direction générale, pour l’administration comme pour les élus, pour les organisations syndicales même, disposer d’un outil moderne, accessible à tous, de communication interne devenait urgent. Aussi, c’est avec plaisir que je vous laisserai regarder juste après mon intervention, un petit clip présentant le nouvel outil intranet de nos deux collectivités, baptisé « Adequa ». Adequa, l'intranet de nos collectivités est un outil pour mieux communiquer, informer et partager. Il a été imaginé comme un véritable trait d'union entre tous les agents de nos collectivités, pour cela nous l'avons voulu simple et pratique. Il est en phase d’installation et a besoin d’être encore étoffé. Il va s'enrichir dans les prochaines semaines, prochains mois de nouvelles fonctionnalités essentielles à votre travail comme la messagerie et autres applications attendues pour être utiles au quotidien. En dehors du clip qui va s’animer dans quelques instants, je vous invite également à le découvrir ce soir sur les ordinateurs présents dans cette salle. Je ne saurai terminer enfin, ce propos sans revenir sur les trois mots que nous avons choisi de retenir sur la carte de voeux de nos deux collectivités pour 2011. Bougez, vibrez, partagez. Bougez, tout d’abord. Quelle signification cela peut-il avoir pour les agents territoriaux que vous êtes sinon que de participer aux évolutions de vos métiers, de vos missions comme nous vous y invitons encore cette année. Vibrez, c’est continuer à traduire dans vos actes, la passion de votre métier en donnant aux habitants de Chalon et du Grand Chalon le meilleur de vous-mêmes. Partagez enfin, c’est selon la définition du dictionnaire « avoir en commun », quelle plus belle définition peut on avoir du service public que nous servons tous. Alors, sous ces auspices, je veux au nom de l’ensemble de mes collègues élus de la Ville de Chalon et du Grand Chalon, vous adresser pour vous et vos proches, mes meilleurs voeux d’une très belle année 2011.
Aujourd’hui, dimanche 5 septembre 2010, nous sommes réunis, pour célébrer le 66ème anniversaire de la libération de Chalon-sur-Saône. Bien que les années passent cet événement suscite toujours autant d’émotion. Nous avons besoin de nous recueillir, et de rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui ont rendu la liberté à Chalon. Nous avons besoin encore, de comprendre les pages noires de notre histoire.Transmettre notre histoire aux futures générations, c’est entretenir la mémoire. Pour cela, il y a, les livres, les plaques commémoratives, les témoignages…et il y a nous aussi, réunis ici en ce 5 septembre. Ainsi, nous nous souvenons de ces évènements qui ont aussi marqué mondialement l’histoire de l’Humanité. Rappelons – nous cette ligne de démarcation comme une blessure qui nous traversait de part en part. Etrange singularité cette ligne de démarcation, mais Chalon isolée, résistait. Les combats pour la libération furent rudes, la progression, lente et difficile se faisant par le sud, puis par l’ouest. Enfin, dans l’après-midi les troupes étaient accueillies avec un enthousiasme indescriptible qui atteignit son comble aux portes de l’Hôtel de ville. Ainsi, le 5 septembre 1944 voit la libération de Chalon-sur-Saône. Libération attendue, peut-être même promise au vu de toutes ces années de détermination, d’engagement pour s’opposer à l’occupant, à l’ignominie, aux horreurs indicibles de cette guerre. Le 5 septembre 1944 – Un vent de liberté soufflait sur notre ville – Chalon-sur-Saône libre – Chalon libérée grâce au courage – parfois au sacrifice - de ses combattants, de ses résistants, de ses héros connus ou anonymes. Aussi, nous n’oublierons jamais les victimes de cette atroce guerre, toutes ces victimes assassinées injustement. Il n’y aura pas d’oubliés aujourd’hui ! Nous rendons hommage aux prisonniers, aux déportés, aux résistants, aux combattants... Nous savons que la liberté est chèrement payée, que l’équilibre de la paix est parfois fragile et qu’elle doit être cultivée, défendue. L’actualité nous rappelle sans cesse que rien n’est acquis. Pourquoi toujours vouloir dominer, éliminer, diviser, alors que la différence est une richesse ? Pourquoi y aurait-il des citoyens qui occuperaient une 1ère ou une seconde voire une 3ème place comme une sous catégorie ? En France comme en Europe, nous sommes confrontés une fois de plus à la résurgence du racisme, de l’antisémitisme, des discriminations, nouvelle preuve que la mémoire ne suffit pas à protéger du mal. Pourtant indispensable, elle est cependant insuffisante. Cette désolante constatation nous incite à être vigilants au quotidien pour ne pas laisser s’installer l’incompréhension, l’exclusion, la peur de l’autre… et de ce point de vue l’action de tous et des élus politiques républicains, en premier ordre, doit être exemplaire. Rien, aucun calcul, aucune carrière, aucun objectif ne doit se faire sur des éléments contraires au respect de la nature humaine. N’ayons pas peur, nous, citoyens, de faire entendre notre voix, de dire haut et fort que nous voulons préserver la paix, que nous voulons construire un monde libre, solidaire, plus humain. N’ayons pas peur de dénoncer les dérives qui mettent en péril les valeurs de la République. C’est aussi comme cela que l’on rend hommage aux combattants que nous célébrons aujourd’hui. C’est notre devoir que de garantir et promouvoir la liberté, l’égalité et la fraternité. Vive Chalon-sur-Saône, vive la République, vive la France. |
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