Interventions - Local

VŒUX AUX PERSONNALITES LOCALES - Lundi 9 janvier 2012

 

 

Monsieur le Sous-Préfet,

Mesdames et Messieurs les élus régionaux, départementaux et communaux,

Mesdames et Messieurs les Représentants des autorités civiles, religieuses et militaires,

Mesdames et Messieurs les représentants du monde économique, culturel, associatif et sportif,

Mesdames et Messieurs les représentants du Conseil de développement de l’agglomération et du Pays du Chalonnais,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil des Sages, du Conseil municipal des Jeunes et des Conseils consultatifs locaux,

Mesdames, Messieurs,

 
Une nouvelle fois la tradition de ces vœux de début d’année, nous vaut le plaisir, pour mes collègues de la Ville de Chalon et du Grand Chalon et moi-même, de vous accueillir à l’Espace des Arts pour un moment de convivialité, mais aussi pour un temps qui me permettra tout à la fois de commenter l’année qui vient de s’écouler et de vous dire, ce que j’espère et je crois, en formulant mes vœux pour cette année nouvelle 2012.

 

Dans un climat de morosité ambiante sur lequel je reviendrai, je voudrais simplement avec vous, commencer mon propos par établir un constat.

 

 

Ce constat, c’est celui des évolutions notoires dont bénéficie notre territoire actuellement. Des réalisations considérées si évidentes et normales qu’elles finissent par être rangées au rayon des oubliettes dès leur réalisation.

 

  • 2011 et 2012, c’est d’abord à Chalon et dans le Grand Chalon une zone industrielle nord, désormais dénommée « Saôneor », ragaillardie, modernisée, ouverte et pleine d’espoir et un campus que nous ouvrirons dans quelques semaines sur lequel des entreprises étendent leur activité en attendant, je l’espère, de nouvelles implantations.

 

  • 2011 et 2012, ce sont des rues piétonnes au cœur de la ville centre totalement réhabilitées, transformées, avec une reprise d’activité, certes encore limitée, mais réelle et un travail de co construction d’une dynamique commerciale de centre ville lancé avec les commerçants.

 

  • 2011 et 2012, c’est la concrétisation du projet d’un multiplexe cinématographique dont le permis de construire a été déposé le 20 décembre dernier et qui nous permettra de disposer enfin d’une offre de cinéma de qualité avec deux sites, 9 salles dans la Halle Freyssinet à la rentée scolaire 2013 et 4 salles au centre ville de Chalon, dans l’actuel Vox qui sera rénové dès 2012.

 

  • 2011 et 2012, c’est l’ouverture d’un nouvel hôpital renforçant l’offre publique de santé et positionnant désormais Chalon parmi les territoires disposant de ce que l’on fait de mieux en terme sanitaire.

 

  • 2011 et 2012, c’est l’ouverture d’un nouveau centre commercial dans le quartier des Prés Saint Jean et une réhabilitation de l’ensemble du quartier en cours, tant pour le logement que pour les espaces publics nouvellement créés sur la presqu’île, avec par exemple le roller skate park initié par le Conseil municipal des Jeunes.

 

  • 2011 et 2012, c’est l’engagement par le Grand Chalon de la réalisation du réseau de transport en commun à haut niveau de service avec une première ligne dont le lancement sera effectif en septembre 2012. J’en profite d’ailleurs pour vous dire que toutes lignes confondues, la fréquentation quotidienne du réseau s’est accrue de 44% depuis 2007.

Je vous informe également qu’une consultation de la population sera lancée dans les jours qui viennent pour trouver un nom à ce nouveau service BHNS.

 

  • 2011 et 2012, c’est la requalification complète de la gare portée par la SNCF mais surtout l’arrivée de la branche Est du TGV offrant au territoire chalonnais de nouvelles dessertes et une nouvelle ouverture sur la France et sur l’Europe, nous plaçant à équivalente distance de Paris et de Starsbourg.

 

  • 2011 et 2012, c’est la construction par l’Etat d’un nouveau Palais de Justice permettant tout à la fois un meilleur accueil des usagers, de meilleures conditions de travail pour les personnels et globalement une offre de service public améliorée.

 

 

  • 2011, c’est le lancement des travaux de requalification des quais de Saône avec le prologue de la démolition de l’autopont – pour lequel je note que les cataclysmes que l’on m’annonçait ne sont pour l’instant pas au rendez-vous, même si les perturbations existent – et 2012 le réaménagement des quais, sur Saint Rémy en entrée d’agglomération vers la zone Californie et sur Chalon vers le Port Villiers et l’espace nautique dans un premier temps.

 

  • 2011 et 2012, ce sont des études puis enfin les travaux pour l’aménagement de la fin de la RCEA pilotés par l’Etat, sur le carrefour de Cortelin, la sécurisation de la sortie d’autoroute de Chalon sud et l’organisation du rond point de Lux.

 

  • 2011 et 2012 c’est la poursuite du travail de coopération avec la Communauté urbaine Creusot – Montceau et la création d’une agence d’urbanisme dont le directeur sera recruté à la fin de ce mois.

 

  • 2011 et 2012, c’est le lancement par l’OPAC de Saône-et-Loire en coopération avec la Ville de Chalon et le Grand Chalon de la réhabilitation complète du quartier des Aubépins qui attendait cela depuis bien longtemps.

 

  • 2011 et 2012, ce sont les travaux conséquents de la caserne Carnot assurant ainsi pour de nombreuses années le maintien chez nous, de cette importante unité militaire, parfaitement intégrée dans le territoire chalonnais.

 

 

  • 2011 et 2012, c’est la démolition en cours de la sucrerie blanche en prévision d’aménagements rendus nécessaire par le développement d’activités d’enseignement supérieur complémentaires à notre offre actuelle.

 

  • 2011 et 2012, c’est la présentation du concours d’architecture pour le devenir de l’île Saint Laurent maintenant que le départ du centre hospitalier est effectif et le choix du lauréat ainsi que la mise en œuvre de la programmation du projet ainsi retenu et qui s’étalera probablement sur une dizaine d’années.

 

  • 2011 et 2012, c’est pour Chalon l’ouverture d’ici quelques mois de la nouvelle maison des associations dans les locaux de l’ex collège Jean Zay, permettant ainsi de satisfaire l’une des 60 propositions que j’avais prises avec mon équipe devant les électeurs en mars 2008 – nous en serons ainsi à 54 d’ores et déjà engagées ou réalisées. Cette nouvelle offre si, elle ne permettra bien sûr pas de satisfaire toutes les demandes, devrait cependant assurer une amélioration notable d’une part de l’accueil et de l’hébergement des associations et d’autre part du service qui leur sera rendu par la vie associative.

 

  • 2011 et 2012, c’est également le dynamisme associatif, culturel et sportif de ce territoire. Les résultats de nos athlètes, les grands comme les petits, la diversité et l’importance des manifestations culturelles portées par la collectivité ou le mouvement associatif, l’intensité des actes de solidarité des associations d’entre aide ou caritatives, toutes ces actions dont je veux remercier les bénévoles, contribuent à notre qualité de vie.

Cette liste est longue et je ne nous attribue bien sûr pas, la paternité de toutes ces opérations même si bon nombre n’aurait pas été possible sans l’impulsion, le soutien ou l’engagement de la Ville de Chalon et/ou du Grand Chalon.

Je veux simplement remercier tous nos partenaires qui en investissant sur le territoire chalonnais font la démonstration de leur confiance en notre développement et en notre attractivité.

 

Car croyez-vous vraiment que ces efforts seraient ainsi faits s’il n’y avait pas, au fond, le sentiment que la période à traverser est certes difficile, à Chalon comme ailleurs, mais que ce secteur de la Saône-et-Loire est celui sur lequel il faut parier ?

 

Je salue donc les investissements des opérateurs privés, des entreprises grandes, moyennes et petites mais aussi de l’Etat, de la Caisse des Dépôts et Consignations, de l’OPAC de Saône-et-Loire, des autres bailleurs sociaux, du Conseil général, du Conseil régional bref, de tous ceux qui choisissent ainsi de parler positivement de notre territoire. Le meilleur remède contre la morosité, c’est le volontarisme et l’ambition et pas le repli sur soi ou la frilosité. C’est résolument ce choix, qu’avec mes collègues, nous portons.

 

J’entends la critique, elle est facile !

Si vous ne faites rien, vous êtes coupables d’immobilisme, voire d’être à la tête d’une « belle endormie »…

Si vous affichez force et volonté, vous êtes excessif et vous porterez à vie la responsabilité d’avoir fragilisé financièrement la collectivité….

 

Quelle ringardise et manichéisme que ce discours !

Comme si investir et croire dans les atouts et l’avenir de son territoire était une faute. Comme si faire le choix, de prendre le relais dans une période difficile, de l’investissement privé plus timide, par un investissement public volontariste était un risque.

 

Je m’honore des choix ainsi faits par mes équipes et je rappelle pour la plus grande et complète information de tous, que l’encours de la dette de la Ville de Chalon par exemple, sera en 2012 inférieur à ce qu’il était en 2011…

 

Que la charge de la dette pour le Grand Chalon est largement en deçà de la moyenne des agglomérations comparables.

 

Que nous avons choisi au Grand Chalon de ne pas augmenter la fiscalité des ménages ni celle des entreprises pour 2012 et que pour la ville de Chalon, la hausse sera inférieure ou égale à l’inflation.

 

Que la Ville de Chalon a réduit de 1,4% ses charges à caractère général en 2009, puis de 10% ses crédits logistiques en 2010 et de 2,3% son fonctionnement courant en 2011. Dans le même temps, le Grand Chalon a réduit de 18% ses crédits logistiques en 2010 et de 3% ses dépenses de fonctionnement en 2011. Quant au budget de la communication de ces deux institutions il a baissé de 23% entre 2008 et 2012 et celui de mon cabinet de 12%.

 

Ce qui fragilise nos marges financières, ce ne sont donc pas tant nos dépenses même s’il faut les regarder avec attention, ce qui nous fragilise, c’est la baisse de nos recettes notamment des différentes dotations.

Depuis trois ans, les dotations en provenance de l’Etat ont connu une réduction importante de 6,54% soit -939000 € pour la ville et de 5,05% soit -794300 € pour l’agglomération.

Pour vous donner un ordre de grandeur, lorsque les impôts locaux augmentent de 1%, la recette ainsi produite est de 250000 €. Je vous laisse calculer ce que représente une perte de 939000 €…

 

La Région comme le Département, eux-mêmes soumis à la même politique nationale ont également revu à la baisse leurs participations au financement des activités des collectivités locales.

 

Et chacun peut bien se douter qu’il n’est pas possible d’actionner trop fortement la pression fiscale en ces périodes particulièrement difficiles pour un nombre toujours plus grand de nos concitoyens.

 

Pour autant, la dynamique d’un territoire ne se décrète pas, elle se construit, elle se démontre. Il n’est pas besoin d’attendre des autres si on n’est pas capable soi même de relever les manches et de se battre, surtout quand c’est difficile.

 

C’est ce même esprit qui m’a amené à proposer des évolutions que certains ont qualifiées d’historiques pour notre intercommunalité.

Je ne sais pas ce que sera au bout du compte la carte de l’intercommunalité en Saône-et-Loire. Je sais cependant que le Grand Chalon y tient une place importante et que nous nous devons de travailler avec respect et esprit d’ouverture avec nos voisins, que ce soient les communautés de communes du Pays du Chalonnais ou les intercommunalités plus importantes comme la Communauté urbaine ou le Grand Dijon.

Je crois fortement dans les vertus de l’intercommunalité et, j’aurais pu comme beaucoup d’autres me contenter de dénoncer les choix gouvernementaux, quant à la réduction drastique de l’accompagnement des collectivités locales - ce que je ne manque pas de faire d’ailleurs tant les arguments sont nombreux – mais, parce que le risque de voir remis en cause des pans entiers de l’action publique locale me semblait une perspective bien réelle, j’ai proposé à mes collègues une réflexion de fond sur les relations entre le Grand Chalon et les 39 communes qui le composent.

 

Je remercie toutes celles et tous ceux, presque l’unanimité des conseillers communautaires, qui au-delà de nos sensibilités, ont compris l’importance de cette proposition.

 

Je remercie tout particulièrement Pierre Jacob qui a été d’une aide précieuse dans cette période mais aussi Daniel Galland, Alain Bernadat et nos services pour ces rencontres hebdomadaires spécifiquement consacrées à cette évolution communautaire qui nous ont permis de progresser efficacement.

 

Des premiers pas, dès 2009, consacrés à la mutualisation de certains services, en passant par la mise en place des groupements de commandes, la réalisation de guide commun comme celui sur l’urbanisme, les rencontres entre directeurs et secrétaires de mairie jusqu’au transfert conséquent de compétences importantes au Grand Chalon adopté en décembre dernier. Que de chemin parcouru, lorsque je me souviens qu’avant 2008, le dialogue ne serait-ce qu’entre la ville centre et le Grand Chalon était pour le moins difficile, voire devenu impossible.

Nous avons, je le crois ensemble bien travaillé, même s’il nous reste encore à faire la démonstration concrète auprès de nos concitoyens du bien fondé de ces évolutions.

 

Aux missions originelles du Grand Chalon que sont l’aménagement et le développement économique, les transports urbains, la gestion des déchets, la cohésion sociale et l’habitat, le développement numérique, le suivi et le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche mais aussi la gestion du Conservatoire et de l’Espace nautique, nous avons ajouté l’urbanisme, de nouvelles zones économiques, la petite enfance, la coordination des politiques gérontologiques, la prise en charge du handicap, la prévention et la santé, l’insertion, l’eau et l’assainissement ainsi que la gestion du Colisée, du Parc des Expositions, du stade Léo Lagrange, du Golf Saint Nicolas et du Port de Plaisance et le suivi de l’Espace des Arts et de la partie enseignement supérieur d’EMA Fructidor.

 

A l’intercommunalité de projets qu’était le Grand Chalon, nous avons ajouté une dimension de services, dont l’ambition est de répondre aux besoins, sans cesse grandissants, de nos concitoyens, malgré le contexte que j’évoquais tout à l’heure de contraction de nos capacités d’intervention.

 

Quadrature de cercle me direz-vous ? Moi je dirais plutôt partage, solidarité, efficience.

 

2012 sera une année pour permettre la mise en place effective de ces nouvelles missions du Grand Chalon avec deux exigences :

 

  • que les usagers d’hier ne voient pas de détérioration du service rendu et que ceux d’aujourd’hui et de demain, y trouvent des nouveautés et une satisfaction

 

  • que les élus municipaux trouvent leur place dans une gouvernance que nous avons travaillée pour cela.

 

Nos services connaîtront encore quelques modifications en cours d’année parmi lesquels le déménagement sur le site de l’ancien hôpital des services de la direction générale adjointe aux solidarités et à la cohésion sociale, avec également le CCAS de Chalon et le service courrier, mais aussi le transfert des services administratifs de l’ex Sivom des eaux de Saint Rémy auprès de la direction de l’eau et de l’assainissement rue Paul Sabatier ainsi que le transfert de tous les opérateurs liés à la vie associative, pour la ville de Chalon, au sein de l’ex collège Jean Zay comme je l’ai évoqué précédemment.

 

Sur ces évolutions institutionnelles entre nos collectivités, nous n’avons nullement l’intention de penser que nous sommes exceptionnels et partout en France - et je peux le constater en ma qualité de rapporteur de la commission sur l’intercommunalité au sein de l’association des Maires de France – les élus sont en réflexion.

 

Il est vrai que la volonté de rationalisation de l’intercommunalité dans le pays, voulue à juste titre par le Gouvernement n’y est sans doute pas pour rien.

 

 

 

Mais ici, nous avons sans doute le privilège d’avoir été dans les premiers à l’initier et si je me permets de le dire c’est parce que nous sommes souvent contactés pour expliquer ce que nous avons engagé au sein du Grand Chalon.

 

Exceptionnels nous ne le sommes pas.

Exemplaires nous n’avons pas cette prétention tant les situations locales sont différentes, mais une fois encore, volontaristes, nous le revendiquons !

 

Il reste un sujet qui mérite d’être traité, c’est celui du partage, sur un territoire plus vaste que celui du Grand Chalon, des enjeux d’attractivité, de développement et d’aménagement du territoire.

 

Force est de constater qu’au cours des 15 ou 20 dernières années, nous avons assisté à un développement totalement anarchique et individualiste du territoire.

 

L’urbanisation s’est faite grandissante, au mépris des identités agricoles, sociales et environnementales de certaines communes du monde rural et au détriment du monde urbain comme cela est le cas pour Chalon frappée par une baisse importante de sa population commencée depuis 1975 sans que rien ne soit fait pour l’enrayer.

 

Le développement des zones artisanales ou industrielles a amené chaque commune à penser que son avenir était impossible sans SA zone, alors même que les implantations d’entreprises sont difficiles et que les exigences des porteurs de projet nécessitent des moyens importants souvent hors de portée des seules communes.

Les zones commerciales se sont accrues constituant désormais, comble de l’horreur, des zones de promenade pour les familles, y compris bientôt le dimanche si l’on n’y prend pas garde, fragilisant également les commerces de centre bourg ou de centre ville.

 

Les enjeux environnementaux ont été bradés par une importante imperméabilisation des sols, l’agrandissement des exploitations agricoles amenant à la disparition du bocage, des haies et de la biodiversité qu’elles permettent, des déplacements se multipliant, faisant la part belle au tout voiture, des déchets toujours plus nombreux et de plus en plus chers à traiter.

 

Rassurez vous, ce constat est aujourd’hui connu et partagé, par les élus, par les responsables de l’Etat et par bon nombre de professionnels.

 

Depuis quelques mois, une discussion s’est engagée entre les responsables du Pays du Chalonnais et notamment son Président que je salue, les Présidents des 6 communautés de communes qui nous entourent et moi-même pour mettre en place, un schéma de cohérence territoriale (SCOT) nous permettant de trouver ainsi un espace de dialogue et de co-construction du développement pour les 10 à 15 ans qui viennent.

 

La confiance est me semble-t-il établie, les principales orientations sont acceptées et nous allons ensemble devoir, au cours de cette année et à l’échelle de 150 communes, traduire en acte cette volonté partagée.

 

Je me réjouis de cette nouvelle orientation et de cette ouverture d’esprit collective.

Elle est la condition indispensable à un développement où chacun y trouvera son intérêt et où la complémentarité sera plus forte que la concurrence.

 

Il en est ainsi par exemple des enjeux importants de développement du tourisme. Je crois que nous disposons d’atouts insuffisamment exploités non pas que rien n’ait été fait, mais parce que trop parcellisés et donc trop peu visibles.

 

Pourtant, au travers de l’eau, du vin et du patrimoine, il me semble qu’il existe, dans le Pays du Chalonnais, des vraies opportunités.

 

L’eau avec bien sûr la Saône que nous devons impérativement reconquérir à Chalon comme dans le canton de Verdun sur le Doubs mais aussi avec le réseau des canaux qui de St Léger sur Dheune en passant par Fragnes ou Rully constitue un maillage extrêmement intéressant.

 

Le vin au travers de la promotion de la Côte chalonnaise qui par nos Givry, Mercurey, Rully, ou Montagny sont autant d’outils de promotion du territoire et de valorisation économique.

 

Le patrimoine, qu’il soit historique comme sur Chalon, paysager comme dans le secteur de Sennecey le Grand, de Buxy ou de Givry,  environnemental ou encore vernaculaire, dispose avec les voies vertes et les voies bleues de circuits extrêmement riches qui doivent nous amener à créer sans doute un produit « tourisme en chalonnais » qui ne manquerait pas de diversités et de forces.

 

C’est l’ambition que je me suis fixée en prenant la présidence de l’EPIC   qui deviendra communautaire en juin prochain, comprenant l’office de tourisme de Chalon et qui aura à intégrer celui de Givry Côte chalonnaise. Le dialogue sera nécessaire et volontaire avec ce qui existe aussi à Buxy, à Sennecey, à Verdun, en Bresse ou à Saint Gengoux le National.

 

Mesdames et Messieurs, notre, votre territoire a des atouts considérables pour se maintenir et se développer malgré la rigueur du moment.

 

Pour que l’épanouissement soit maximum, il suffit qu’à la morosité que j’évoquais au début de mon propos, se substitue un peu de fierté et d’audace.

 

Je suis pour ma part fier de la Ville de Chalon, fier du territoire du Grand Chalon et du pays du Chalonnais.

 

Soyons nombreux à entretenir, dans nos actes comme dans nos paroles cette volonté positive. Elle est l’une des clés de notre réussite collective.

 

2012 sera aussi une année d’échéance électorale, ce n’est pas une révélation. Et si je me garderai bien de me tromper de tribune à cet instant, je vous encourage toutes et tous à convaincre nos concitoyens de la nécessité d’une participation active par leur vote pour ces échéances de mai et de juin prochain.

 

Personne ne sera surpris que je vous dise la part que je prendrai activement au changement national que je crois nécessaire.

Mais je souhaitais surtout vous dire que quoi qu’il arrive, j’entends bien assumer mes fonctions locales jusqu’au terme de mon mandat.

 

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite au nom de mes collègues de la Ville de Chalon et du Grand Chalon et en mon nom, à toutes et tous, une très belle année 2012.

 

J’ai souhaité, comme l’an passé, qu’avant de nous retrouver pour partager ensemble un moment de convivialité dans la rotonde de l’Espace des Arts, nous puissions entendre une jeune élève du conservatoire.

Il s’agit de Manon Cousin qui interprétera deux chansons et qui sera accompagnée au piano par une autre élève du Conservatoire Laurent Kraemer.

Je vous laisse en leur compagnie.

 

Merci de votre attention.

 

VOEUX AUX AGENTS DE LA VILLE, DU CCAS

ET DU GRAND CHALON - Vendredi 6 janvier 2012

 

Monsieur le Directeur Général des Services,

Madame et Messieurs les Directeurs généraux Adjoints,

Mesdames et Messieurs les Directeurs et Chefs de service,

Mesdames et Messieurs les agents de la ville de Chalon et du Grand

Chalon,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs,

Depuis quatre ans, et à chaque fois que j’ai eu à m’exprimer devant

vous, j’ai évoqué l’évolution que je souhaitais donner aux relations entre

les 39 communes du Grand Chalon à partir d’un projet de territoire dont

l’ambition est de servir nos habitants, mais aussi d’accroître et de

diversifier l’offre de service public.

Chacune de ces années dernières a donc vu son lot de rapprochements,

de mutualisations de services qui ont d’abord et plus fortement concerné

les agents de la ville de Chalon-sur-Saône. Les changements ont été

forts, les inquiétudes importantes, les perturbations parfois surévaluées,

certes réelles mais toujours résolues positivement.

2011 a été l’apogée de cette évolution avec l’adoption par une très large

majorité de mes collègues élus, d’un transfert de compétences

conséquent et sans précédent, permettant de décliner concrètement

notre ambition pour le territoire du Grand Chalon et concernant, une fois

encore, des agents de la ville centre mais aussi du personnel d’autres

communes.

 

2012 est donc à plus d’un titre, une année nouvelle.

Une nouvelle année d’abord pour une bonne partie du personnel que

vous représentez ici ce soir.

Les incidences de nos évolutions ont été importantes en terme

d’effectifs.

Ainsi, la ville de Chalon et son CCAS compte au 1

agents pour 1327 au 1

près de 25% de leurs effectifs qui sont passés de compétence

communautaire. Et par voie de conséquence, le Grand Chalon a vu son

personnel s’accroître considérablement pour atteindre 712 agents en

2012 soit une évolution de + 68%.

Mais que l’on s’entende bien, cette progression a été faite par transfert,

poste à poste, et non pas par des créations de nouveaux emplois. Au

total le nombre de fonctionnaires territoriaux reste donc quasiment le

même.

Dans cette évolution, nous avons bien sûr été vigilants pour que les

droits acquis par chacun, leurs soient conservés. A tout le moins, il est

acquis aujourd’hui qu’un nombre significatif d’entre vous sera plutôt

bénéficiaire de ce transfert. En tous les cas, aucun d’entre vous ne perd

quelque chose.

Il nous reste encore à travailler avec les représentants de l’amicagglo et

du COS de la Ville centre pour finaliser l’harmonisation des prestations

sociales.

er janvier 2012, 1074er janvier 2010. Pour d’autres communes, c’est

 

Deux déménagements sont prévus, d’une part pour les agents de la

direction générale adjointe à la solidarité et à la cohésion sociale dans le

cadre du transfert d’activité sur le site de l’Ile Saint Laurent avec

également le CCAS et le service courrier. D’autre part pour les agents de

l’ex Sivom des Eaux qui rejoindront la Direction de l’Eau et de

l’Assainissement rue Paul Sabatier. Ainsi seront réunies en un même

lieu, la Direction de la gestion des déchets, la Direction de

l’environnement et celle de l’eau et de l’assainissement, permettant un

rapprochement et une proximité pour des services complémentaires.

Mais globalement je peux vous dire que 2012 sera enfin une année de

stabilisation pour tous, permettant de mieux appréhender le champ

d’intervention de tout à chacun et de mettre en oeuvre concrètement les

politiques publiques que les agents conduisent.

2012 sera aussi une année nouvelle pour le Grand Chalon.

Aux missions originelles que sont l’aménagement et le développement

économique, les transports urbains, la gestion des déchets, la cohésion

sociale et l’habitat, le suivi et le développement de l’enseignement

supérieur et de la recherche, le développement numérique mais aussi la

gestion du Conservatoire et de l’Espace nautique s’ajoutent désormais

l’urbanisme, la petite enfance, la coordination des politiques

gérontologiques, la prise en charge du handicap, la prévention et la

santé, l’insertion, l’eau et l’assainissement ainsi qu’également la gestion

du Colisée, du Parc des Expositions, du stade Léo Lagrange, du Golf

Saint Nicolas et du Port de Plaisance et le suivi de l’Espace des Arts et

de la partie enseignement supérieur d’EMA Fructidor.

 

Il nous faudra désormais poursuivre et développer ces services avec le

souci pour chacun d’entre vous, agents du Grand Chalon de les

accomplir avec le même professionnalisme, où qu’ils se déploient sur le

territoire du Grand Chalon.

Je veux à cet instant saluer également l’action des agents des services

transversaux dont beaucoup sont maintenant mutualisés mais sans

lesquels notre organisation serait impossible.

Commençons par le nerf de la guerre, les finances mais aussi

l’administration générale, les ressources humaines, les affaires

juridiques, les assurances, la commande publique, les achats, la

logistique les systèmes d’information et de l’information géographique et

bien sûr la communication. Tous, qu’ils soient Grand Chalon ou Ville de

Chalon contribuent pleinement au bon accomplissement de nos

missions.

2012 sera forcément aussi une nouvelle année au sens plein du terme

pour la Ville de Chalon.

Si des services ont été transférés, d’autres importants demeurent de

compétence municipale. Il en est ainsi des affaires scolaires dont chacun

sait qu’il s’agit pour cette majorité d’un domaine prioritaire. Avec la

construction d’un projet éducatif devenu indispensable et l’affirmation du

temps méridien comme un moment privilégié, des changements ont été

opérés pour les Atsem et les Atsee. Je sais qu’un dialogue plus ferme

devra s’engager entre la municipalité et les directeurs d’écoles pour que

vos conditions de travail soient conformes à ce que votre employeur,

c'est-à-dire la mairie, vous demande. Nous y travaillons ardemment.

 

Je souhaite rappeler également le travail de déprécarisation que nous

menons régulièrement depuis 2008 pour réduire de manière notable des

situations qui en 2007 avaient été relevées par la Préfecture comme trop

nombreuses. C’est avec le même esprit que nous avons travaillé dans le

domaine de l’animation, de la vie associative et du secteur jeunesse.

2012 nous permettra à la fois de positionner un lieu fort des politiques en

faveur de la jeunesse dans les locaux de l’actuel Info Rom, de

développer l’accès au numérique par l’installation d’Info Rom dans les

anciens locaux de l’Office de Tourisme et de faire émerger au travers

des maisons de quartier des pôles à vocation plus familiale et

intergénérationnelle.

2012, permettra de rassembler, en juin dans les locaux de l’ex collège

Jean Zay, la nouvelle maison des associations et les agents des

services municipaux de ce secteur et d’offrir dès septembre, aux

nombreuses associations chalonnaises, sinon un local pour toutes, au

moins une offre nettement améliorée de partage de locaux et

d’hébergement.

Nous lancerons également cette année une étude de réaménagement

du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville pour enfin améliorer l’accueil du

public auprès des services populations et état civil. La bibliothèque

pourra également bénéficier d’une extension après le départ du service

éducation.

Le champ des politiques municipales, ce sont aussi les questions

culturelles qui demeurent un identifiant fort pour Chalon.

 

J’ai souhaité qu’une plus grande coopération s’établisse entre les

différents établissements et acteurs culturels. Je me réjouis des

avancées significatives que j’ai pu constater d’ores et déjà dans les

différentes programmations. Il y a des talents certains dans ce secteur et

je sais qu’ils peuvent plus encore, participer à la renommée et à la

diversification de l’offre culturelle de notre territoire.

Les équipes sont performantes et je veux les remercier de leur action.

2011 a ainsi permis de revoir certains fonctionnements comme celui des

musées qui en avait grand besoin. L’équipe Chalon dans la Rue poursuit

avec maestria ses activités. La Péniche assume désormais en solo et

avec réussite la diffusion des musiques actuelles. Le Conservatoire

accroît chaque année un peu plus son rayonnement, l’école municipale

d’arts a la volonté de se conforter et l’Espace des Arts connaît des

records de fréquentation.

Dans le domaine sportif, je souhaite aussi dire ma satisfaction du travail

effectué malgré les demandes incessantes de créneaux horaires

supplémentaires voire de nouveaux équipements. Les agents sont en

lien direct avec les usagers et les responsables de clubs et il y a parfois

fort à faire pour rappeler que ces équipements sont d’abord municipaux

et donc mis à disposition. Dans ce secteur sportif la coordination avec le

Grand Chalon est exemplaire et je vous remercie pour le travail effectué

au cours des deux dernières années pour rendre claires et transparentes

les méthodes d’attribution de subvention et d’intervention, en partenariat

avec l’OMS.

 

Enfin, les services municipaux, ce sont aussi tous les agents des

services techniques, de la voirie à l’éclairage publique, des espaces

verts à la propreté urbaine, des ateliers au suivi des manifestations ou à

la menée des projets. Tous ces services sont constamment sous

pression dans une ville où l’entretien quotidien est déjà lourd mais

auquel s’ajoutent les nombreuses animations et les conséquences des

réaménagements urbains particulièrement présents en ce moment

même et pour quelques mois encore, au coeur de la ville.

Je connais votre charge de travail et je sais que nous vous demandons

beaucoup mais, c’est le propre des villes moyennes, par ailleurs villes

centre que de devoir porter pour l’ensemble d’un territoire des actions

publiques qui dépassent bien largement les frontières municipales.

Vous êtes de ces agents du quotidien qui font honneur au service public.

2012 sera aussi une vraie nouvelle année pour toutes les autres

communes du Grand Chalon.

Elles devront comme pour la ville centre poursuivre des politiques qui

identifieront les choix faits par les équipes municipales mais, avec le

soutien du Grand Chalon. Elles devront aussi donner corps à ce concept

que j’ai régulièrement décliné au cours de nos discussions sur l’évolution

des compétences de l’intercommunalité, la commune « Porte d’entrée du

Grand Chalon ».

Je crois à la dimension indispensable de la commune comme lieu de

proximité bien que j’ai beaucoup oeuvré, pour accroître la mise en

commun au sein du Grand Chalon de politiques publiques.

 

Je pense qu’elles risquaient, sans cela, de s’étioler dans cette période

de pertes de moyens. Je sais que la coopération franche et

respectueuse entre les responsables des services municipaux ou

secrétaires de mairie des 39 communes sous l’autorité de leur maire

respectif et le Grand Chalon est une condition indispensable d’un service

rendu de qualité à nos populations. Car si nous partageons le même

bassin de vie, les particularismes des différents secteurs de notre pays

chalonnais demeurent et sont parfois des atouts qu’il nous faut

conserver.

Les attentes de nos habitants peuvent diverger ou demander une mise

en oeuvre plus spécifique.

Mutualiser n’est pas forcément fusionner. Se rapprocher ne veut pas dire

se confondre.

Aux agents de ces communes, à leurs élus, je veux dire ici ce soir ma

profonde estime et ma volonté de travailler à cet objectif de

complémentarité qui grandira, j’en suis convaincu, l’image collective de

la fonction publique territoriale.

Enfin 2012 sera une nouvelle année pour les usagers de nos services.

Ils doivent tout à la fois continuer à bénéficier des services qui leur

étaient rendus jusque là et donc ne pas avoir de rupture dans la réponse

à leur besoin et en même temps, pouvoir apprécier l’élargissement des

actions du Grand Chalon.

De ce point de vue, chacun d’entre vous sera un vecteur important du

bon déroulement de cette période de transition.

 

Dans une période, où il est de bon ton semble-t-il d’expliquer que l’on

peut faire mieux avec moins. Que les fonctionnaires seraient trop

nombreux. Je souhaite qu’ensemble nous fassions la démonstration du

contraire.

Non pas que nous pourrions ou voudrions accroître le nombre des

agents de nos collectivités. On ne nous croirait pas. On ne le peut pas.

Mais bien plutôt donner une idée de l’action publique à l’image de

l’excellent travail que vous effectuez depuis, pour certains, de

nombreuses années.

En arrivant à la tête de la Ville de Chalon en 2008, j’avais dit que la

maison était malade.

Pas malade de ses agents, mais d’une organisation enkystée, peu

ouverte sur les autres, segmentée et en opposition avec son

intercommunalité.

Aujourd’hui, je peux témoigner des avancées significatives qui ont été

opérées et dire ma fierté, ma très grande fierté de l’action menée tant

par les agents de la Ville de Chalon, de son CCAS que par ceux du

Grand Chalon.

Si je me permets ce commentaire c’est que notre organisation est

aujourd’hui regardée, analysée et appréciée par des collègues élus dans

d’autres collectivités, lesquels nous demandent de les recevoir ou d’aller

expliquer comment nous avons travaillé.

Certes, et vous êtes bien placés pour le savoir, il a fallu pour cela

expliquer, convaincre, changer les habitudes, bousculer, parfois

contraindre certains d’entre vous à des évolutions que vous ne

souhaitiez peut être pas.

 

Mais croyez vous sincèrement que ce chemin aurait été parcouru sans

cela ?

Loin de moi de penser que tout va bien dans chaque service. Mais, alors

que nationalement le Gouvernement gèle depuis trois ans l’indice des

fonctionnaires, nous accroissons tous les ans le régime indemnitaire de

nombreux agents de la ville pour les amener au niveau de celui du

Grand Chalon et cela conformément à l’accord passé avec les

organisations syndicales de la Ville et qui s’étend jusqu’en 2014.

Alors que nationalement se multiplient les emplois précaires y compris

dans la fonction publique, nous réduisons dans les collectivités dont j’ai

la charge, année après année la précarité.

Alors que la solidarité est battue en brèche, nous avons ouvert les

bénéfices du CNAS aux agents de la Ville et du CCAS et étendu ses

actions au plus grand nombre. Nous travaillons pour unir le COS de la

Ville et l’amicagglo du Grand Chalon dans une nouvelle association qui

sera portée sur les fonds baptismaux le 13 janvier prochain et je vous

invite d’ailleurs à y participer pleinement.

Alors que de plus en plus de Français ont du mal à payer leur mutuelle,

nous avons accru notre partenariat avec la MNT pour diminuer les

conditions d’entrée et le coût de la protection pour les agents de la Ville,

du CCAS et du Grand Chalon.

Mais des difficultés nous en avons et je ne veux pas terminer sans les

évoquer devant vous, au risque de laisser à penser que tout irait bien

dans le meilleur des mondes chalonnais.

 

Ces difficultés sont essentiellement d’ordre budgétaire.

Non pas comme je l’entends un peu trop facilement en raison d’une soi

disant explosion de nos dépenses. De ce point de vue, des efforts

significatifs ont été entrepris pour maîtriser nos charges de

fonctionnement, au travers des groupements de commandes ou de la

rationalisation de certains postes.

Ainsi, la Ville de Chalon a réduit de 1,4% ses charges à caractère

général en 2009, puis de 10% ses crédits logistiques en 2010 et de 2,3%

son fonctionnement courant en 2011.

Dans le même temps, le Grand Chalon a réduit de 18% ses crédits

logistiques en 2010 et de 3% ses dépenses de fonctionnement en 2011.

Mais cet exercice a ses limites. Celles de la dégradation de vos

conditions de travail et de la remise en cause de la qualité du service

public. Déjà j’ai le sentiment que les limites sont atteintes et je sais les

efforts qui ont été demandés aux différents directeurs et chefs de service

pour boucler le budget 2012. Je sais aussi les conséquences que nous

ne manquerons pas de constater sur les moyens de fonctionnement du

quotidien ou sur notre capacité à assurer les remplacements de

personnels absents par exemple.

Je me réjouis aussi de l’amélioration significative des taux de

consommation des crédits, gage d’un ajustement plus réel des besoins

budgétaires et des capacités de faire de nos services. Par ailleurs, il

m’est agréable de savoir aujourd’hui que le rythme de liquidation de nos

factures est conforme aux exigences réglementaires. Ainsi, nous

contribuons à la satisfaction de nos fournisseurs.

 

Mais, si nous sommes aussi contraints, c’est surtout en raison d’une

réduction très forte de nos recettes à la Ville de Chalon surtout mais

également au Grand Chalon, dont il ne faudrait pas penser que parce

que la collectivité est plus grande, elle en est forcément plus riche et

avec plus de marges.

Depuis trois ans, les dotations en provenance de l’Etat ont connu une

réduction importante de 6,54% soit -939000 € pour la ville et de 5,05%

soit -794300 € pour l’agglomération.

La Région comme le Département, eux-mêmes soumis à la même

politique nationale ont également revu à la baisse leurs participations au

financement des activités des collectivités locales.

Et chacun peut bien se douter qu’il n’est pas possible d’actionner trop

fortement la pression fiscale en ces périodes particulièrement difficiles

pour un nombre toujours plus important de nos concitoyens.

Jusqu’au moins en 2014, date à laquelle se terminera mon mandat – et

pas avant !! – j’aurai à coeur de travailler sans relâche avec mes

collègues de l’équipe municipale chalonnaise et de celle du Grand

Chalon pour trouver ce point d’équilibre entre les exigences d’une

période économique difficile, contraignant fortement nos capacités

d’action et la volonté de vous permettre de travailler avec fierté pour la

collectivité à laquelle vous êtes rattachés.

 

Avec cette ambition clairement assumée, je souhaite terminer ce propos

en vous adressant, pour vous et vos proches et au nom de l’ensemble

de mes collègues élus de la Ville de Chalon et du Grand Chalon, mes

meilleurs voeux d’une très belle année 2012.

Ces évolutions sont finalement un renforcement des liens entre nos

habitants, entre nos communes, entre nos personnels, entre vous !

Dans un contexte où l’individualisme gagne toujours du terrain nous

proposons comme le dit la carte de voeux de cette année, de dessiner

une ville et une agglo de demain, pour relier tout, à chacun.

Je vous remercie de votre attention et vous propose de poursuivre cette

soirée en musique et réjouissance gastronomique, organisation pour

laquelle je veux remercier le service des réceptions.

 

Communiqué - CANTONALES 2011

 

 

La majorité départementale sort renforcée de ce scrutin des élections cantonales 2011. En dehors de Beaurepaire en Bresse où notre candidat n’a malheureusement pas réussi à inverser la tendance du 1er tour, la gauche conserve tous ses cantons. Elle s’impose aussi en remportant deux cantons sur la droite, celui de Digoin avec la victoire de Philomène Baccot et avec la victoire spectaculaire de Cécile Untermaier à Sennecey le Grand.

 

Je veux aussi avoir une pensée pour les candidats de gauche qui n’ont pas réussi à l’emporter et qui n’ont pas démérité dans leur engagement de campagne notamment Valérie Le Dain à Givry.

 

Malgré les annonces tonitruantes de l’entre deux tours, la droite est la grande perdante de ce scrutin des cantonales, éliminée dès le 1er tour dans trois des 28 cantons renouvelables et battue dans deux cantons qu’elle détenait.

 

Dans la circonscription du Chalonnais, la progression de la gauche se poursuit avec la victoire à Sennecey le Grand et les victoires de Françoise Verjux Pelletier et Fernand Renault à Chalon Nord et Chalon Sud. Avec plus de 60% dans tous les bureaux de vote de la ville de Chalon, Françoise Verjux Pelletier confirme son implantation forte.

 

Pourtant je ne peux que constater une nouvelle fois la faible participation, qui même si elle est supérieure à la moyenne nationale n’en demeure pas moins préoccupante. Dans ce contexte le Front National poursuit sa progression et la position dangereusement trouble des principaux responsables nationaux et locaux de l’UMP a nuit au vote républicain jusque là retenu par les démocrates de ce pays.

 

Nationalement, la gauche fait basculer plusieurs départements renforçant là encore la majorité de l’Assemblée des Départements de France. La droite et le Président de la République sont désavoués lors de ce scrutin.

 

Le débat pour 2012 s’ouvre maintenant. La droite doit clarifier sa stratégie et dire si elle poursuit son rapprochement avec le Front National. La Gauche elle, doit se rassembler et les socialistes soutenir celui qui est le mieux placé pour l’emporter comme le montrent les dernières estimations avec un projet inscrit dans la réponse au quotidien du plus grand nombre.

 

 

VOEUX AUX PERSONNALITES LOCALES
Lundi 10 janvier 2011

Monsieur le Sous-Préfet,
Mesdames et Messieurs les élus régionaux, départementaux et communaux,
Mesdames et Messieurs les Représentants des autorités civiles, religieuses et militaires,
Mesdames et Messieurs les représentants du monde économique, culturel, associatif et sportif,
Mesdames, Messieurs,

C’est avec beaucoup de plaisir que mes collègues du Grand Chalon, de la Ville de Chalon et moi-même nous vous accueillons pour cette nouvelle année tout juste ébauchée, pour un rendez-vous qui, s’il est traditionnel, n’en est pas moins un exercice d’actualité consistant à manier un quadruple équilibre toujours difficile entre :

· La dimension nationale, voire internationale de la société dans laquelle nous sommes, aux continuelles évolutions et celle de proximité inhérente aux fonctions exécutives des majorités, communautaire du Grand Chalon et municipale de la Ville de Chalon.

· L’oeil sur le passé pour en tirer un bilan, toujours important à établir, et, la nécessaire projection sur l’avenir pour tout à la fois informer des réalisations retenues et des étapes de nos projets de mandats.

· L’exigence de gestion, qui parfois dans la période difficile que nous traversons aurait tendance à s’imposer et le rappel des valeurs fondamentales qui forment la noblesse de l’engagement et de la confrontation politiques.

· Le discours du réalisme souvent préoccupant face à la dureté des temps et l’indispensable espérance en des lendemains meilleurs sans lesquels aucune dynamique n’est possible.

Cet exercice rituel est aussi un moment rare d’échanges, de voeux, mais aussi de réflexions dont chacun retirera ce que bon lui semble.

Dire ce qu’a été 2010.
Souligner les enjeux que nous devons collectivement relever en 2011 et les années suivantes,
Expliquer l’engagement de nos deux collectivités dans ce contexte, Replacer sans cesse le sens des projets politiques que nous portons, Donner de l’espoir, mieux encore de l'espérance,

Tels sont les éléments que j’ai choisi d’aborder devant vous ce soir car j’ai l’intime conviction que plus l’information sera directe et complète, plus les gens de bonne volonté et débarrassés d’arrières pensées, participeront à cette action collective, comprendront et accepteront les efforts que parfois elle exige.

Il y a un an, s’exprimant devant les Français, le Président de la République évoquait « une année 2010 favorable au retour de la croissance et permettant plus d’équilibre, de régulation et davantage de justice et de paix »…

Force est de constater qu’il n’en a rien été ! Au contraire cette année 2010 restera comme l’une des plus difficiles que nous ayons eu à connaître au cours de ces dernières décennies.

Difficile économiquement d’abord.
Les entreprises, les commerces et l’activité économique dans son ensemble tournent au ralenti. La faiblesse accentuée du pouvoir d’achat des salariés, ajoutée aux incertitudes quant à l’avenir, ont influencé à la baisse le taux de consommation des ménages comme des entreprises. Notre pays connaît une remontée inquiétante du nombre de demandeurs d’emplois touchant particulièrement deux générations, les jeunes et les plus de 50 ans.
Le bassin chalonnais, comme tous les territoires à vocation industrielle, n’échappe malheureusement pas à ce constat : avec notamment les arrêts d’activité de Chalon Photochimie et La Mesta qui ont marqué le début et la fin de 2010.
A travers ces deux situations, c’est encore le contre coup de la fermeture de Kodak que nous vivons durement.
Qu’il est loin le temps où certains, de manière hasardeuse, expliquaient que la fermeture de cette société aurait un « impact zéro sur l’emploi » !
La crise de 2009 à bon dos et elle n’explique pas tout.
Aujourd’hui, il nous revient le soin, alors que les compensations sont arrivées à leur terme et donc disparues, de devoir gérer ce que j’ai toujours considéré et dénoncé comme un plan social différé.
Seulement la mobilisation est bien moins forte lorsque l’on est confronté à un découpage social par lot de 50 salariés que lorsque l’on est confronté à la disparition massive et unique d’une entreprise de plus de 2000 employés.

Le réalisme de ce constat difficile n’empêche ni n’interdit la menée d’une action locale forte sur laquelle je reviendrai.

2010 a aussi été une année socialement rude.
Bien oubliées les idées « d’être le Président du pouvoir d’achat » ou « du travailler plus pour gagner plus » !
Jamais depuis bien longtemps, les sollicitations d’urgence, de prise en charge auprès de nos services sociaux n’ont été aussi fortes. Et, ce ne sont pas les représentants des associations d’entraide ou caritatives ici présents qui me démentiront, tant ils sont confrontés à un afflux toujours plus nombreux de publics, et souvent nouveaux, notamment parmi les personnes âgées… une évolution qui, vous me l’accorderez, n'est pas le signe d'une très grande solidarité dans une société moderne et développée comme la nôtre.
Il est une autre génération qui doit aussi nous soucier, celle des jeunes pour laquelle, les situations de précarité sont en hausse importante. Avec un taux de chômage national de près de 24%, le désarroi des jeunes est palpable. A ce titre une récente étude précisait que seuls 26% des Français de 16 à 29 ans jugent leur avenir prometteur, contre 60% des Danois et 54% des Américains du même âge.
Des résultats qui laissent songeurs et qui obligent à l’action…
Dans un récent rapport que j’ai commis pour la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale en ma qualité de vice-président du groupe d’étude sur la pauvreté et la précarité, je rappelais qu’aujourd’hui, en France, entre 4 et 5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et près de 11 millions disposent de moins de 100€ de marge dans leur budget pour finir le mois.
Il n’y a ni excès, ni misérabilisme dans ce constat, seulement l’appréciation d’une indécence rare avec la situation de ceux qui 5 continuent à afficher des résultats boursiers et financiers dont l’ampleur provoque la nausée, surtout, quand les bénéficiaires occupent le premier rang des médias mêlant, au travers de dossiers, le monde des affaires, de la finance et de la politique.

2010 restera enfin, l’année des réformes imposées et contestées.
Celle des retraites tout d’abord qui a provoqué un mouvement social d’une ampleur exceptionnelle. Non pas que nos compatriotes nient ou refusent la nécessité de réformer pour pérenniser notre système par répartition mais parce que ce que, ce qui leur a été imposé leur parait injuste, inefficace et peu pérenne.
Les futures échéances nationales permettront, je le souhaite, un nouveau débat sur les modalités du financement de notre protection sociale.
Autres réformes, peut-être mieux comprises par les élus que par les citoyens, je veux parler de celle relative aux collectivités territoriales et celle portant suppression de la taxe professionnelle.
En ma double qualité de membre du bureau restreint de l’association des Maires de France ou de Premier vice-président de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains, j’ai déjà dit ce que je pensais de ces textes et je n’ai pas été le seul, puisque je rappelle que la réforme des collectivités a été adoptée par le Sénat par la plus petite des majorités, avec moins de voix que ne comptent les doigts d’une main…

Au-delà de toutes les arguties que j’ai pu entendre, sur les coûts que représenterait l’exercice de la démocratie locale dans nos différentes strates de collectivités, sur l’enchevêtrement des compétences comme si cela avait empêché nos communes de réaliser leur projet depuis les lois de décentralisation de 1982, sur la « folie dépensière » des élus locaux alors même que c’est l’Etat qui est impécunieux, comme le rappelle régulièrement la Cour des Comptes qu’elle ait été présidée par Philippe Seguin ou aujourd’hui par Didier Migaud ; au-delà de tout cela, au fond c’est une vision extrêmement idéologique qui prévaut dont l’objectif ultime est de réduire drastiquement les mécanismes de l’intervention publique dans notre pays…
Mieux aurait valu que cela soit dit comme tel plutôt que de porter l’opprobre sur nos institutions républicaines.

De tout cela, nous devons tirer enseignement ou adaptation pour l’année qui s’ouvre.
Nous avons pu le faire en ce qui concerne la Ville de Chalon comme le Grand Chalon puisque nous avons voté le budget de chacune de ces deux collectivités en décembre dernier.
Juste quelques chiffres pour ne pas être trop aride, la suppression de la taxe professionnelle, c’est une baisse de recettes non compensée pour le Grand Chalon de 2,6 millions d’euros et cela est d'autant plus regrettable que certaines entreprises, notamment les PME se plaignent de n'avoir rien gagné dans cette réforme, voire de payer plus !
Quand à la ville de Chalon, elle enregistre en deux ans des pertes de recettes en provenance de l’Etat équivalentes à 8,5% de fiscalité locale et à 4% pour celles en provenance de la Région et du Département, tous deux soumis d’ailleurs au même traitement que nous, de la part de l’Etat.

Je me permets de suggérer à la sagacité de votre réflexion la remarque suivante :
Les injonctions en provenance du gouvernement, invitant les collectivités à partager l’effort de réduction d’un déficit, qu’il a lui même creusé, nous privant de marges de manoeuvre pour la gestion de nos collectivités, sont-elles compatibles avec l’esprit même de la démocratie locale dans une République décentralisée ?

Si nous savons tous qu’une grande partie des réponses au constat que je viens de dresser résulte de la capacité de nos dirigeants à dégager des perspectives au niveau national, mais plus probablement européen, voire plus sûrement encore à l’échelon planétaire tant la crise qui nous frappe est d’ampleur internationale, 2011 sera l’opportunité de préparer les échéances nationales de l’année suivante.

Un rendez-vous politique majeur pour lequel, je souhaite, à titre personnel, l’engagement d’un homme dont la stature internationale est indéniable dans les fonctions qu’il occupe aujourd’hui et dont les compétences sont unanimement reconnues tant dans le domaine économique que social.

En attendant et quoi qu’il en sera, nous avons aussi notre propre part dans les actes de la gestion locale.
Nous n’avons l’intention de sombrer ni dans le fatalisme, ni dans le repli sur soi et encore moins dans le défaitisme même s’il nous faut intégrer toutes ces contraintes.

Pour cela, il convient d’identifier les enjeux à relever, ensemble, pour un territoire meilleur et donc une vie meilleure. Nous en avons pris trois à bras le corps
:· le premier de ces enjeux est une stratégie économique et industrielle très affirmée
· le deuxième est la nécessaire adaptation de notre organisation territoriale
· et le troisième est celui de la modernisation de notre territoire pour le rendre plus attractif.

La crise économique que nous traversons est profonde, surtout dans les territoires comme l’Est de la France, de tradition industrielle forte, soumis aux aléas d’un marché concurrentiel globalisé et de plus en plus ouvert à l’international.
Le Grand Chalon a voté en 2009, un plan de développement et de stratégie économique fixant nos priorités.
Dans ce cadre, nous avons réaffirmé notre attachement déterminé au socle industriel de notre bassin pour lequel des engagements précis ont été pris tant au sud, sur les secteurs de Chalon, de Sevrey, St Loup de Varennes et de Saint Marcel qu’au nord avec le soutien à la Zone industrielle Nord, à Champforgeuil et à La Loyère.
Au sud, conformément à nos engagements, des travaux d’infrastructures routières ont été réalisés notamment pour faciliter l’accès à l’usine Areva de Saint Marcel. Nous accompagnons fortement les travaux portés par l’Etat sur la sortie de la RCEA dans le secteur de Saint Rémy par les aménagements des carrefours de Cortelin, de l’accès autoroutier de Chalon Sud et de Droux, porte d’entrée économique majeure de notre agglomération.

Il est utile de souligner l’aménagement du PAVB 2 (Parc d’Activités Val de Bourgogne) situé au sud le long de la RN6 sur Sevrey, en zone dédiée au développement endogène, par une parcellisation plus adaptée 9 des terrains répondant ainsi aux besoins de nos entreprises locales. Je n’oublie pas qu’une des premières sources de création d’emplois est le tissu de PME/ PMI du bassin chalonnais, entreprises dynamiques et innovantes.
Ce phénomène est particulièrement vrai en cette période de crise.

Au nord, et là encore conformément à nos engagements, nous requalifions la voirie, l’éclairage public, la signalétique et les abords de la Zone industrielle. L’axe de la rue Sabatier est terminé, nous poursuivrons en 2011 par la rue Marc Seguin et par l’aménagement d’une aire d’accueil des poids lourds en transit et d’un parking relais lié à la mise en place du bus à haut niveau de service.

Désormais doit être au centre de notre réflexion, bien sûr, le devenir du Campus.
Un devenir largement ébranlé par le départ de Chalon Photochimie et de La Mesta. Pour autant ce site dispose de capacités exceptionnelles qu’il faut développer, notamment en complémentarité avec la « Réserve foncière » propriété du Grand Chalon.

La Caisse des Dépôts et Consignations dispose à ce jour de plus de 80% des parts de la société immobilière gestionnaire de ce Campus. La Caisse a géré en son temps, directement avec Kodak. J’attends qu’elle nous dise ses intentions face aux difficultés que cette partie de notre territoire connait aujourd’hui.

De tout cela, je vais, dans les prochaines semaines discuter avec Monsieur le Ministre de l’Industrie auprès duquel j’ai demandé audience, mais aussi avec le cabinet de Monsieur Bruno Lemaire, Ministre en charge de l’aménagement du territoire.
Le dossier de l’irrigation de l’ensemble de la Zone industrielle Nord par un barreau routier de jonction avec l’autoroute via un nouvel échangeur est plus que jamais d'actualité et je me réjouis qu'il semble enfin pouvoir s’enclencher.

Enfin, comme prévu dans le plan d’aménagement et de développement, les communes de Champforgeuil et La Loyère verront leur vocation économique renforcée par la création d’une zone d’activités d’accueil de sièges sociaux dans les prochains mois avec d’ores et déjà annoncée l’implantation de deux entreprises à rayonnement national.

Au-delà de ces questions industrielles, le développement économique c’est aussi la diversification du tissu entreprenarial à laquelle nous devons nous atteler.
En ce sens, l’émergence rapide et réussie d’une zone à vocation sanitaire et de services à la personne, autour du nouvel hôpital, est un élément important d’application du plan stratégique du Grand Chalon, notamment avec la création d’un pôle de médecine nucléaire et l’implantation du premier MEDIC CENTER en France qui verra le jour début 2012 permettant ainsi aux patients de trouver sur un même site tous les services qu’ils sont en droit d’attendre.

Dans le même esprit, la vocation enseignement supérieur et formation du site de la Sucrerie blanche est confortée avec l’implantation depuis l’automne des Gobelins, prestigieuse école du film d’animation et l’arrivée à la prochaine rentrée universitaire 2011-2012 de l’école d’infographie ARIES et d’ACFA Multimédia, écoles dédiées aux formations du son.

L’implantation de ces écoles ainsi que l’ouverture en septembre dernier de l’ISNI - Institut Supérieur à la Navigation Intérieure - nous conduit dès à présent à engager une réflexion relative aux conditions du logement étudiant sur le Chalonnais.
Cette démarche étoffera les effectifs universitaires de notre agglomération, consolidant ainsi l’ensemble du pôle que forment l’IUT et Paristech (ex Ensam).
A ce titre, je renouvelle devant vous avec force et conviction, tout le soutien que nous apportons à ces deux établissements d’enseignement supérieur tant dans une dimension collective que dans leur projets respectifs. Là encore, le Grand Chalon est un partenaire volontaire.

Cette volonté économique, c’est aussi le travail de requalification du site, occupé jusqu’il y a peu, par le service des essences des armées à Gergy. Un projet, qui reste à aboutir et est en phase de discussion avec l’Etat pour la création d’un pôle de sécurité civile de dimension nationale. Dans ce cadre, le premier projet de recherche TRAPI est en cours d’élaboration avec un soutien financier conséquent du Grand Chalon au travers de la SEM Nicephore Cité.

Le développement économique c’est aussi la dimension commerciale dont je dois admettre qu’elle est compliquée par la préférence des consommateurs et des investisseurs pour les zones commerciales, qui, si elles ont leur place, doivent néanmoins être maîtrisées pour garantir un commerce de centre ville et de centre bourg, indispensable aux fonctions de centralité de la ville de Chalon comme des autres communes pivots qui composent notre agglomération.

Enfin, soutenir et accompagner le développement et l’aménagement, la recherche et l’enseignement supérieur, c’est offrir pour le Grand Chalon des services optimisés et efficaces aux porteurs de projets et aux chefs d’entreprises.
Dans cette perspective, j’ai voulu que ces derniers disposent d’un guichet unique dans un seul et même lieu. C’est ainsi que depuis le début de l’année tous les services relatifs à ces domaines (urbanisme et aménagement, développement économique, recherche et enseignement,...) sont regroupés dans le même bâtiment au sein de NIDEV facilitant ainsi les démarches des usagers.

Ces enjeux économiques sont cruciaux tant ils sont porteurs d’emplois sans lesquels nos territoires ne sont rien. Il n’est pas de la compétence des collectivités locales que de créer de l’emploi – c’est la vocation des entreprises – Mais il est de notre responsabilité que d’organiser les conditions pour que l’environnement soit propice au développement économique.
La particularité de la situation que nous rencontrons, m’amènera à écrire d’ici quelques jours, aux acteurs économiques, aux organisations patronales et syndicales pour leur proposer la tenue dans des délais rapides, d’une Conférence Economique Territoriale, afin de partager nos analyses et de répondre aux attentes de chacun, chefs d’entreprises comme salariés.

Le deuxième défi, c’est celui de l’adaptation de notre organisation territoriale.

L’Etat engage une réflexion sur l’organisation de l’intercommunalité partout en France et donc chez nous.
Les pouvoirs que la loi a donnés au Préfet en dernière étape du processus, sont à mes yeux excessifs dans une République décentralisée. Je sais néanmoins que Monsieur le Sous-préfet partage le sentiment qu’il serait préjudiciable d’imposer aux élus des schémas auxquels ils n’adhèreraient pas. Il nous revient donc de prendre nos responsabilités et notre part dans ce débat.

Je veux redire ma position, laquelle je sais est largement partagée par l’ensemble de mes collègues du Grand Chalon.
Organiser le travail, administrer et gérer une intercommunalité de 39 communes et 110.000 habitants est un exercice conséquent. Nous avons notre propre avenir à construire. Nous sommes ouverts, et plus encore j’y reviendrai, à coopérer avec les intercommunalités voisines. Mais, je ne suis pas favorable ni ouvert à une extension débridée de notre périmètre communautaire.

Au contraire, je plaide pour l’utilité de conventions, avec les communautés de communes qui nous entourent, dans les domaines pour lesquels nous souhaiterions développer une approche commune. La loi le permet !

Je crois à l’utilité d’un rapprochement ambitieux et fructueux avec la Communauté urbaine Le Creusot Montceau, tel que nous l’avons initié et qui se traduira par une Entente sur des dossiers ciblés que nous porterons sur les fonts baptismaux lundi prochain.

Je suis convaincu du bien fondé d’outils communs comme nous le faisons avec la Communauté urbaine :
Ainsi une agence d’urbanisme verra le jour courant 2011, en relation avec l'Etat d'ailleurs
Ou encore une SEM d’aménagement avec l’ouverture de la SEM Val de Bourgogne à la Communauté urbaine, mais aussi à la Communauté de communes de l’Autunois, au Conseil général et au Conseil régional, bref à tous ceux qui voudront travailler pour les territoires avec nous.

Le travail au sein du Pays, l’action que développera le Conseil de développement commun à l’Agglomération et au Pays traduisent cette volonté de partenariat et d’ouverture.

Cette coopération renforcée entre nous, plutôt qu’une compétition suicidaire à quelques kilomètres les uns des autres, est une bonne orientation et nous l’amplifierons.

Pour autant le Grand Chalon doit construire son propre avenir. Notre intercommunalité est finalement assez récente comparée aux 40 ans d’existence de nos voisins de la Communauté urbaine. Travailler avec eux mais aussi et surtout accompagner les évolutions de comportement de nos habitants, comme les demandes des forces économiques, intégrer les changements fondamentaux imposés par les récents textes législatifs nécessitent de faire progresser le Grand Chalon.

C’est le chantier que j’ai proposé dès 2008 : d’abord la mutualisation des services et aujourd’hui la discussion en cours sur la double question des compétences communautaires et celle de la relation financière et fiscale entre le Grand Chalon et ses 39 communes membres.

Profitant de la présence des forces vives de notre territoire présentes ici ce soir, je voudrais insister auprès des élus : mes chers collègues, nous n'avons pas l'exclusivité de ce débat. Les enjeux de celui-ci en effet dépassent très largement l’avenir électoral de chacun d’entre nous, qui que nous soyons, et encore plus les prérogatives liées aux fonctions que nous occupons à ce jour.
C’est pourquoi j’ai souhaité que dans le cadre de la démocratie participative à laquelle je suis attaché, se déroulent dans les mois prochains des rencontres directes avec la population. Les habitants du Grand Chalon doivent nous accompagner dans cette réflexion et faire entendre leur avis ainsi que je l’évoquais lors de notre dernière conférence territoriale.

Travaillons avec le souci du service rendu au plus grand nombre de nos concitoyens, quelle que soit la commune où ils sont installés. Travaillons aussi avec la volonté de développer des politiques pérennes dont chacun sait qu’elles le seront si nous en partageons équitablement la charge, la gestion et l’organisation.

Je le redis avec force, le développement de notre intercommunalité n’est pas la négation de la commune. Une intercommunalité forte, c’est garantir aux plus petites communes de connaître ce qui se passe dans la plus grande car chacun le sait bien, ce qui est décidé pour Chalon a des incidences sur l’ensemble de notre territoire : « effet papillon » oblige !

Et ce qui vaut dans un sens, vaut dans l’autre. Par ailleurs, prenons garde à ne pas installer une coupure entre la vie quotidienne de nos habitants, autour de leur emploi, de leurs déplacements, de leurs loisirs, de leurs appétits culturels ou sportifs, de leurs besoins sanitaires ou sociaux, et des frontières administratives sans utilité particulière pour leur offrir une réelle facilité d’accès aux services publics que nous leur proposons.

Le 3eme défi qu’il nous est donné de relever n’est rien de moins que la modernisation et l’attractivité de notre territoire.

Ce projet que nous développons et déclinons, conformément aux engagements pris devant les électeurs de la Ville de Chalon comme du Grand Chalon en mars 2008 repose sur de l’urbain et de l’humain.

De l’urbain, c'est à dire l’aménagement de notre territoire communautaire, de tout notre territoire et donc de manière solidaire avec le rural.

La modernisation du territoire, c’est avant toute chose la question des déplacements avec d’une part la réalisation du bus à haut niveau de services sur Chalon et les communes de première couronne, avec des engagements dès 2011 sur une première ligne « Prés Saint Jean – Gare » puis pour le reste du territoire, une réflexion sur une meilleure organisation des transports à la demande.

L’attractivité du Chalonnais passe par la valorisation de la Saône dans une ZAC qui s’étend du rond point de Droux et du secteur Californie à Saint Rémy jusqu’à l’Espace nautique du Grand Chalon, développant une programmation pluri annuelle d’aménagement des quais selon les usages et les fonctions des différents sites parcourus. C’est en complément pour la ville, la requalification de l’avenue Nièpce, de la Colombière au Pont Jean Richard, un chantier qui porte également la démolition de l’autopont.

Celui-ci prévu pour la fin 2011 permettra au quartier Saint Cosme, appelé à se développer avec les sucreries, le complexe cinématographique (dossier relancé malgré un premier revers lié au désengagement du financeur initial), le nouvel hôpital, mais aussi la gare ferroviaire et la gare routière (deux sites à forts enjeux notamment avec le BHNS mais aussi dès décembre 2011 avec la liaison TGV annoncée entre Chalon et Strasbourg) de mieux se raccorder aux autres quartiers de Chalon et plus encore à son centre.

L’attractivité exige aussi le portage d’un projet d’envergure pour le site de l’hôpital sur l’Ile Saint Laurent qui devra, fort des recommandations qui nous ont été faites, notamment par le Conseil des sages, jouer de la mixité des usages et des qualités environnementales du site pour lui donner sa pleine dimension.

Plus prosaïquement, la modernisation participe aussi du plan déchetteries dont l’objectif est de disposer d’un service plus ouvert, de meilleure qualité, sécurisé et accessible en 15 mn maximum de quelque coin de l’agglomération que ce soit.

L’attractivité c’est la réhabilitation lourde dans le cadre de la politique de la ville, des zones d’habitat social des quartiers Prés Saint Jean et Aubépins portée par l’OPAC et financée dans le cadre de l’ANRU avec une participation en hausse de la Ville de Chalon et du Grand Chalon. Sans oublier par ailleurs les Opérations d’Amélioration de l’Habitat sur des communes du Grand Chalon mais aussi au coeur de la ville centre. C’est le lancement des constructions d'un habitat mixte sur le secteur des Tiatres de Champforgeuil.

La modernisation, c’est la réfection des rues piétonnes redonnant à ce secteur économique essentiel une nouvelle image plus propice à son développement. La modernisation c’est encore la discussion engagée avec les services de l’Etat, menée avec les responsables du chantier du palais de Justice pour favoriser une jonction agréable entre le secteur de l’Obélisque et la rue de la Citadelle notamment par l’implantation d’un jardin public, embellissant de fait l’ensemble du secteur.

Le projet c’est enfin, la large part accordée à l’humain.

Les besoins de nos concitoyens sont en perpétuelle évolution. Les familles sont de plus en plus diverses, monoparentales, les ménages composés, recomposés, le vieillissement continu est un défi qu’il nous faut relever, l’appauvrissement est un drame qu’il nous faut entendre.

Seul le développement de nos services et l’accompagnement de nos partenaires institutionnels ou associatifs nous en donnera les moyens, cependant, tout ne peut pas relever de la seule solidarité locale.
Même si des débats doivent se tenir plus nationalement sur les modes de financement de la solidarité, les discussions engagées au sein du Grand Chalon doivent nous permettre de dessiner la meilleure organisation possible. Une organisation qui allie proximité, qualité et efficacité et qui trouve sa complémentarité avec les politiques souvent audacieuses et pertinentes qu’on su développer certaines des communes du Grand Chalon.

La politique de la petite enfance, celle en direction de nos aînés, la prise en charge de la lutte contre les exclusions, l’accompagnement des personnes en situation de handicap doivent trouver leur épanouissement dans le cadre de ces réflexions qu’elles soient au bout du compte, de compétence communautaire ou communale.

Il reste des secteurs qui à mon sens doivent conserver de la part de chacune des communes une attention toute particulière.

Il en est d’abord et prioritairement ainsi de l’éducation. Le temps de l’école est celui de la construction personnelle et collective de chaque individu. Je combattrai de toutes mes forces les restrictions de postes que l’on nous annonce déjà conséquentes pour le territoire du Grand Chalon, pour la ville centre particulièrement mais pas seulement. Je n’admets pas que ce secteur qui construit l’avenir de nos enfants puisse subir les coupes sombres d’effectifs qu’il enregistre depuis plusieurs années, qui se traduisent mécaniquement par une hausse du nombre d’enfants par classe mais plus encore sont porteurs d’un service public d’Education nationale dégradé, dévalorisé et toujours plus inéquitable…

Pour ce qui concerne Chalon, nous en avons fait depuis 2008 notre priorité n°1 et elle le restera tout au long de ce mandat. Après la réorganisation de la restauration collective, l’accroissement des dotations des écoles, l’accès à la culture, nous devons comme cela est engagé depuis quelques temps, trouver les synergies des différents temps de l’enfant sur la période scolaire et péri scolaire.

Autre domaine qui je le sais, mobilise chacune de nos communes : c’est le soutien au tissu associatif. La perte de l’intensité bénévole, la fin ou les menaces sur le financement des différents contrats qui permettaient jusqu’alors de faire tourner beaucoup de structures culturelles, de sport ou de loisirs font peser une menace réelle sur l’existence même des actions développées.
Déjà certaines associations se tournent vers les communes pour solliciter des compensations que nous ne pourrons pas trouver. Mais si elles ne sont pas possibles en terme sonnant et trébuchant, ne peuventelles pas l’être dans des coopérations ou des rapprochements tels que nous les engageons entre nos collectivités ?

Quoi qu’il en soit, je veux dire ici ma reconnaissance et mon estime à toutes celles et ceux qui consacrent du temps et, souvent des moyens personnels, à faire vivre ce réseau associatif sans lequel la cohésion sociale indispensable au vivre ensemble serait encore plus malmenée.
Je sais ce que nous vous devons sur Chalon et la chance que nous avons de disposer de plus de 700 associations aux activités très diverses. Pour mieux les servir à Chalon comme sur le Grand Chalon, je vous rappelle que le nouveau support de communication baptisé 360° est à la disposition de chacun pour valoriser vos initiatives.

L’humain c’est enfin l’opportunité d’un épanouissement au travers des politiques sportives et culturelles.
Je me réjouis que le Grand Chalon ait adopté un règlement lui permettant de soutenir, dans chacune des 38 communes autres que Chalon les initiatives locales des clubs et associations et d’accompagner les clubs sportifs phares comme certains équipements culturels de notre territoire en complément de la ville centre.
Je sais que parfois la tentation est grande de réduire en ces domaines les financements, lorsque les temps sont difficiles, en considérant qu’elles seraient secondaires voire pire accessoires.

Cette approche n’est pas la nôtre, ni au Grand Chalon, ni à la Ville centre car nous croyons en l’Homme et nous savons que pour qu’il prenne toute sa place dans la vie citoyenne, il doit accéder à toutes ces dimensions qui ouvrent sur les autres, balaient les préjugés, chassent la peur et font de chacun un citoyen à part entière.

C’est cela le projet humain que nous portons pour ce territoire.

J’entends les remarques de ceux qui pourraient se dire que compte tenu de ce que j’ai évoqué, dans la première partie de mon propos, c'est-àdire une situation difficile et inquiétante, il serait peut être bon de réduire le champ de nos prétentions.

Ce débat s’est tenu au sein des exécutifs du Grand Chalon comme de la ville centre.
Nous avons convenu qu’il n’était pas possible de ne pas tenir compte de ces restrictions mais en même temps le renoncement serait un bien mauvais calcul pour notre avenir collectif.

Ainsi, pour la première fois, j’ai proposé à mes collègues des deux collectivités des budgets en diminution.
Une diminution qualifiée a priori de vertueuse sur nos dépenses de fonctionnement. Car, tout en maintenant nos services et un niveau d’intervention de qualité, nous avons par des efforts importants dont je veux remercier les élus et les services qui les accompagnent, réduit de 2,6 % les dépenses de fonctionnement du Grand Chalon et de 3 % celles de la Ville centre.
C'est la seconde année que nous baissons nos dépenses de fonctionnement.
Il ne faudrait pas que nous soyons contraints à aller au-delà, car il ne s’agirait plus de saines économies de gestion mais d’une remise en cause d’activités ou de services que nous réalisons et qui seraient inévitablement un moins pour nos concitoyens.

Nous avons aussi dû réduire nos budgets d’investissement. J’en suis très chagriné. Car quand les collectivités territoriales, qui je le rappelle représentent 73% de l’investissement public au niveau national, sont contraintes à réduire ce type de dépenses, comme cela va être le cas dans tout le pays, cela signifie moins de commandes publiques, moins de chantiers, moins de travaux, donc moins d’activité économique et donc plus de risque de dégradation de l’emploi.
Amener les collectivités locales à réduire leurs dépenses d’investissement, est un mauvais calcul, un mauvais service rendu au pays.
Je conteste dans mes activités nationales cette option, mais je la subis dans mes responsabilités locales, comme tous les Elus !

Mesdames, Messieurs, Chers collègues, Chers partenaires,
A l’aube de cette nouvelle année, je veux au nom du Grand Chalon et de la Ville de Chalon vous souhaiter tous mes voeux pour vous et ceux qui vous sont chers.

Que 2011 nous permette de bouger car l’immobilisme est probablement en cette période le plus grand danger qui nous menace. Un proverbe chinois ne dit-il pas : "ne craigniez pas d'avancer lentement, craignez seulement d'être à l'arrêt."

Que 2011 nous permette de vibrer car lorsque l’on ne s’émeut plus, alors la résignation est proche. Que 2011 nous permette de partager car il y a dans l’autre, richesse et épanouissement.

Et parce que je crois en l’avenir, je crois en la jeunesse.
Elle porte nos espoirs, elle porte aussi des talents.
Aussi pour terminer cette présentation des voeux, je vous propose d’accueillir maintenant sur cette scène, une jeune élève du Conservatoire du Grand Chalon, Aurore Pasquier.

J’ai souhaité qu’elle interprète pour vous, pour nous, deux chansons.

Des projets, une volonté économique, des ambitions intactes et solidaires, des jeunes, du chant, une scène nationale, un Conservatoire, une 25ème édition de Chalon dans la Rue…

On n’est pas bien dans le Chalonnais ???

Bonne soirée.

VOEUX AUX AGENTS DE LA VILLE ET DU GRAND CHALON 
Vendredi 7 janvier 2011

Monsieur le Directeur Général des Services,
Madame et Messieurs les Directeurs généraux Adjoints,
Mesdames et Messieurs les Directeurs et Chefs de service,
Mesdames et Messieurs les agents de la ville de Chalon et du Grand Chalon,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

Pour la deuxième année consécutive nous faisons le choix de présenter les voeux devant l’ensemble du personnel des deux collectivités que sont la ville de Chalon et le Grand Chalon.
Il n’est pas envisageable d’élargir cette démarche à tous les agents des 39 communes de notre intercommunalité mais, je souhaite au préalable à mon propos, adresser mes voeux les plus sincères pour 2011 à toutes celles et ceux qui travaillent dans les 38 autres communes de l’agglomération et qui contribuent à l’animation administrative et technique de notre territoire. Je remercie mes collègues élus, ici présents, lesquels j’en suis sûr voudront bien transmettre ce message au personnel de leur commune.

M’exprimant, devant vous, en janvier 2009 et janvier 2010, j’avais souligné l’ampleur de la tâche qui nous attendait.
La nécessaire adaptation des services aux évolutions de nos missions de service public, mais aussi la mise en oeuvre du projet politique que 2 nous avons porté, en 2008, pour la ville comme pour le Grand Chalon devant les électeurs.

Je sais les bouleversements que cela a provoqués dans bon nombre de services au point de susciter irritations et parfois regrets.
Pour ma part, je ne regrette rien de ce qui a été engagé, pas même le calendrier extrêmement serré. En effet, désormais, je suis convaincu que nous sommes, plus que d’autres, aptes à affronter les difficultés d’une période qui n’épargnent ni nos habitants, ni notre capacité à développer des politiques publiques locales fortes et ambitieuses.

Ces deux dernières années ont permis de gérer d’abord le rapprochement puis la mutualisation des services de la ville de Chalon et du Grand Chalon. Le schéma est aujourd’hui regardé avec intérêt audelà de nos limites territoriales au point de renseigner ou d’accueillir des élus pour leur en expliquer le fonctionnement et les finalités comme cela est le cas pour Laval, Roanne ou Dole par exemple et sans doute Angoulème.
En ce domaine nous avons été réellement des pionniers et cela sans tapage, sans recours médiatiques éphémères. Désormais le dispositif chalonnais fait référence. Il est un modèle et chaque amélioration de notre mutualisation, car il y en a encore à apporter bien sûr, seront utiles pour la Fonction Publique Territoriale dans son entier.

2009 et 2010 ont aussi ouvert le temps des coopérations renforcées entre les 39 communes et l’intercommunalité avec notamment les groupements d’achat mais aussi le développement de services nouveaux.
A chaque fois, ce sont des méthodes de travail et des interlocuteurs différents qu’il vous faut appréhender, connaître, accompagner et satisfaire.

Ces grandes mutations sont, aujourd’hui, opérées sans pour autant être achevées.
2011 sera donc l’année de consolidation, même si elle sera aussi dépendante des évolutions de compétences dont nous sommes en train de débattre. Et dont il peut être, raisonnablement convenu, qu’elles seront effectives au 1er janvier 2012.
Nul besoin de s’inquiéter plus que de raison !
Ce chantier en cours se fera dans la transparence, la concertation et avec la ferme volonté de respecter les communes, les intérêts de nos habitants et ceux du territoire mais aussi un fonctionnement optimum et adapté de nos services.
Je souhaite simplement que cette évolution indispensable ne soit pas le prétexte à cristalliser les conservatismes de tous ordres qui relèvent plus en réalité de défense de positions particulières plutôt que de promotion de l’intérêt général.

2009 et 2010 ont enfin été aussi deux années pendant lesquelles vos avantages sociaux, notamment mais pas exclusivement, de la ville de Chalon ont été sérieusement améliorés.
Je veux bien sûr d’abord parler du régime indemnitaire des agents de la ville qui, dans le cadre d’un accord avec les organisations syndicales, a été réévalué de manière significative pour rejoindre celui du Grand Chalon à horizon 2014.

C’est pour 2011, une hausse de près de 500000€ auxquels s’ajoutent les évolutions réglementaires générales. Cet effort voulu par la majorité municipale est à mettre en perspective du gel des traitements des fonctionnaires pour la période 2011-2014 ou de l’évolution à minima du SMIC, les deux décidés par le gouvernement.

C’est aussi l’accès au CNAS pour les agents de la ville de Chalon et une extension des droits pour ceux du Grand Chalon. Il y a aussi le travail que j’espère voir enfin aboutir de l’ouverture du COS de la Ville de Chalon aux agents du Grand Chalon… Demandeur depuis près de deux an de cette mutation, je ne comprends toujours pas pourquoi les choses n’avancent pas plus vite ?… Mais en ce début d’année, je ne doute pas que cela fasse partie de nos bonnes résolutions collectives.

Ces deux années ont également permis l’accès à une mutuelle dans des conditions très favorables pour les agents qui y ont adhéré en grand nombre.

Si 2011 ne connaîtra pas de grands chamboulements tels que nous les avons vécus depuis le début du mandat, je ne peux tout de même pas vous dire qu’il n’y a pas de nuages au dessus de nos têtes.

Comme cela est évoqué dans la France entière, dans les réunions des associations d’élus quelles qu’elles soient, par des collègues de toutes sensibilités, y compris de la majorité nationale, par les organisations syndicales dans leurs publications, nous subirons en effet les conséquences des baisses importantes de nos recettes en provenance de l’Etat comme des autres collectivités.

Les budgets 2011 de la Ville de Chalon et du Grand Chalon sont votés mais ces budgets ont été depuis que j’exerce des fonctions exécutives, les plus difficiles et délicats à équilibrer.

Pourtant, nous avons travaillé, à l’agglomération comme à la ville, et je veux en remercier les services et mes collègues élus, à une réduction significative de nos charges de fonctionnement.

Nous avons adapté nos charges d’investissement en les réduisant, malheureusement ! Je dis malheureusement !
Car quand les collectivités territoriales, qui je le rappelle représentent 73% de l’investissement public au niveau national, sont contraintes à réduire ce type de dépenses, comme cela va être le cas dans tout le pays, cela signifie moins de commandes publiques, moins de chantiers, moins de travaux, donc moins d’activité économique et donc plus de risque de dégradation de l’emploi.
Amener les collectivités locales à réduire leurs dépenses d’investissement est un mauvais calcul, un mauvais service rendu au pays.
Je conteste dans mes activités nationales cette option, mais je la subis dans mes responsabilités locales !

Je la subis, enfin pour être très juste, je devrais plutôt dire que nous la subissons !
A cet égard, je veux bien prendre ma part dans les difficultés que vous pouvez rencontrer peut être dans votre fonctionnement professionnel quotidien mais je ne peux m’empêcher d’interroger les citoyens que vous êtes par ailleurs !

Comment fait-on pour continuer à assumer les missions et les services qui vont avec, quand les participations de l’Etat diminuent de l’équivalent de 8% de fiscalité locale en deux ans ?
Quand les participations du Conseil régional et du Conseil général soumis au même traitement de la part de l’Etat que nous, s’abaissent de l’équivalent de 4% de fiscalité locale en deux ans ?

Ce n’est pas que le problème des élus en charge des collectivités. Ce n’est pas par plaisir que nous tardons à remplacer parfois des agents absents. Bien sûr cela influe sur votre environnement de travail, voire sur la qualité de vie professionnelle j’en suis bien conscient.

Mais tout de même, et je le dis avec un brin d’agacement aux quelques uns qui dans certains services bougonnent, se plaignent alors qu’ils n’ont rien dit pendant les 25 dernières années au cours desquelles je cherche encore les avancées sociales ou salariales du type de celles que nous avons conduites en deux ans.

Comment imaginez-vous que l’on puisse à la fois accroître ces avantages sociaux, assurer pour le plus grand nombre une amélioration de leur traitement, réduire de manière régulière et ambitieuse la précarité de certains emplois alors même que les moyens dont on dispose sont diminués, réduits ?

Je n’ai pas cru en 2007 au « travailler plus pour gagner plus » et je n’ai pas apporté mon suffrage à ce choix là ! Même si aujourd’hui, j’en mesure encore plus l’indécence dans la difficulté de l’exercice de nos missions.

Nos missions, voilà ce que nous avons de plus noble.

Mesdames et Messieurs les agents de la Ville de Chalon et du Grand Chalon, vous travaillez certes, mais pas seulement. Vous êtes surtout des agents du service public.
Le projet de service que nous développons dans nos deux collectivités est entièrement tourné vers l’urbain et l’humain avec l’envie de faire du Chalonnais un territoire meilleur pour une vie meilleure.

L’action des services, de la Ville de Chalon comme du Grand Chalon, qui d’une manière ou d’une autre contribuent au développement urbain, à l’aménagement, à l’environnement, à la dynamique économique, au logement, à l’entretien quotidien, aux espaces verts, aux ateliers, au garage, aux services électriques, au déplacement, aux systèmes d’information - bref tous ceux qui chaque jour aménagent, embellissent, entretiennent et développent - participe d’un effort que je me plais à souligner et à revendiquer.

Chalon a besoin d’être forte et dynamique. Elle se doit de se moderniser, d’évoluer pour poursuivre sa reconquête démographique car chacun sait que rien n’est possible sans une ville centre, moteur de l’agglomération. En travaillant pour la ville centre vous travaillez aussi pour le développement du territoire communautaire et je veux vous remercier pour la qualité et l’image du service public ainsi rendu.
Mais Chalon, sans les 38 autres communes, sans une intercommunalité adaptée et offensive, c’est un échec assuré ! D’où l’intérêt à travailler au développement de services forts et cohérents.

D’ores et déjà les agents du Grand Chalon assument avec qualité les missions qui leurs sont dévolues. Ils le font avec la même intensité sur tout le territoire communautaire sans distinction de frontières administratives ou politiques.

Demain, avec des compétences nouvelles, c’est le même état d’esprit qui règnera. Je ne vois pas comment ni pourquoi il en serait autrement ! Personne n’a à craindre des évolutions de compétences, ni les agents des collectivités concernées, ni encore moins les élus.
Au bout, ce qui compte, c’est notre territoire, son avenir et cela justifie bien que l’on puisse intégrer une évolution nécessaire et attendue.

Mais que serait un territoire aussi divers par les zones urbaines et rurales qui le composent sans ceux qui l’habitent ?

L’humain, c’est le deuxième pilier de notre projet politique.
Vous savez, pour le vivre dans votre quotidien comme parfois dans votre activité professionnelle, que la période que nous traversons est difficile pour un grand nombre de nos concitoyens. Elle est même inquiétante pour ceux qui craignent à leur tour de subir le drame de la perte d’emploi, ou de l’isolement et au bout de l’exclusion.
Nous ne pouvons bien sûr pas tout régler à l’échelle locale mais parce que nous sommes dans une proximité immédiate, nous nous devons de gérer la diversité des situations que rencontrent nos habitants.

Pour cela, les politiques sociales que nous délivrons notamment par les services de nos CCAS, pour nos aînés, pour les précaires, pour les personnes en situation de handicap, pour la petite enfance sont en plus de prestations utiles à la vie quotidienne, l’occasion de tisser des liens 9 forts, de servir une politique de cohésion sociale sans laquelle il ne peut y avoir de véritable société moderne.
Je sais que ces périodes difficiles rendent vos tâches encore plus lourdes, tant il faut assumer de porter les exigences mais aussi les détresses des hommes et des femmes qui font appel à nous.
Soyez remerciés de votre action…souvent vous êtes pour certains les dernières portes ouvertes sur les autres.

Là encore ce que nous vivons à Chalon, est-il si différent de ce qui se passe dans les autres communes de l’agglomération. Et pourtant tous les CCAS n’ont pas ni la taille ni les moyens suffisants pour répondre à toutes les demandes parfois de personnes venues de la ville en secteur rural, pensant y trouver un autre cadre, mais qui a lui aussi ses propres difficultés et exigences.

Nous vivons sur un bassin de vie, un bassin d’emploi et vivre dans la dignité jusqu’à son dernier jour, ou trouver un mode de garde pour son enfant, ou avoir des services qui accompagnent dans des parcours individuels ne peut plus supporter une différence de traitement liée aux frontières administratives de nos communes.
Sachons mettre en commun ce qui contribuera à rendre un service au plus grand nombre qui, s’il n’est pas égalitaire, en est au moins équitable dans son exercice mais égal dans son accès.

L’humain c’est aussi l’action menée par les services en charge de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la jeunesse, de la culture, des sports, des loisirs ou de la vie associative. C’est la tranquillité locale, terreau d’une réelle égalité, c’est la participation plus grande encore des habitants aux choix et décisions.

Là encore qui mieux qu’un service public fort peut soutenir ces champs d’intervention qui par nature ne sont producteurs d’aucune richesse …quoi que…à supposer que la seule richesse qu’il faille rechercher soit comptable et monétaire.
La richesse humaine n’a pas de valeur, mais elle est essentielle au vivre ensemble pour lequel vous oeuvrez chaque jour.

L’humain c’est enfin, toute l’action des services supports, les finances, les ressources humaines, l’administration dans son ensemble, la coordination, la communication, les affaires juridiques, l’état civil, la population, les marchés publics, les achats tous ceux peut être moins visibles mais sans lesquels nous ne pourrions fonctionner.

Vous êtes tous les acteurs de premier rôle de nos deux collectivités et je veux vous remercier au nom de l’ensemble de mes collègues élus pour votre travail et votre implication.

Echanger avec vous est une nécessité, un devoir.
Cette occasion m’est permise chaque année au moment des voeux ou lorsque je crois nécessaire de rencontrer plus directement, tel ou tel service ou catégorie d’agents.

Mais, pour la Direction générale, pour l’administration comme pour les élus, pour les organisations syndicales même, disposer d’un outil moderne, accessible à tous, de communication interne devenait urgent.

Aussi, c’est avec plaisir que je vous laisserai regarder juste après mon intervention, un petit clip présentant le nouvel outil intranet de nos deux collectivités, baptisé « Adequa ».

Adequa, l'intranet de nos collectivités est un outil pour mieux communiquer, informer et partager. Il a été imaginé comme un véritable trait d'union entre tous les agents de nos collectivités, pour cela nous l'avons voulu simple et pratique.
Cet outil traduit notre volonté de montrer le dynamisme, la modernité et la réactivité de nos collectivités. Cet intranet a été imaginé pour valoriser vos savoir-faire et vous donner toutes les informations utiles pour conduire votre carrière, mieux connaître l'organisation de nos collectivités et pouvoir entrer facilement en contact avec vos collègues. Opérationnel lundi sur vos écrans, il vous appartient désormais et je compte sur votre implication pour le faire vivre, de nous aider à le perfectionner et à lui donner toute sa dimension en vous impliquant dans les réseaux de contributeurs et d'adéquateurs.

Il est en phase d’installation et a besoin d’être encore étoffé. Il va s'enrichir dans les prochaines semaines, prochains mois de nouvelles fonctionnalités essentielles à votre travail comme la messagerie et autres applications attendues pour être utiles au quotidien.
Nous nous sommes donnés l’échéance du premier semestre pour qu’il soit au point et disponibles sur nos 67 sites. Ne soyez donc pas surpris si vous ne trouvez pas encore tous, votre nom dans l’organigramme - vous n’avez pas disparu, vous n’êtes pas oublié – simplement nous avons besoin de recouper des fichiers informatiques pour avoir tout le monde.
Il est le fruit d'un important et patient travail et je tiens à saluer les acteurs, les artisans de ce beau projet au premier rang desquels le service des systèmes d’information, le service formation, ceux de la communication interne et de la communication plus globalement qui ont travaillé dans un temps très contraint.

En dehors du clip qui va s’animer dans quelques instants, je vous invite également à le découvrir ce soir sur les ordinateurs présents dans cette salle.

Je ne saurai terminer enfin, ce propos sans revenir sur les trois mots que nous avons choisi de retenir sur la carte de voeux de nos deux collectivités pour 2011. Bougez, vibrez, partagez.

Bougez, tout d’abord. Quelle signification cela peut-il avoir pour les agents territoriaux que vous êtes sinon que de participer aux évolutions de vos métiers, de vos missions comme nous vous y invitons encore cette année.

Vibrez, c’est continuer à traduire dans vos actes, la passion de votre métier en donnant aux habitants de Chalon et du Grand Chalon le meilleur de vous-mêmes.

Partagez enfin, c’est selon la définition du dictionnaire « avoir en commun », quelle plus belle définition peut on avoir du service public que nous servons tous.

Alors, sous ces auspices, je veux au nom de l’ensemble de mes collègues élus de la Ville de Chalon et du Grand Chalon, vous adresser pour vous et vos proches, mes meilleurs voeux d’une très belle année 2011.

 

Aujourd’hui, dimanche 5 septembre 2010, nous sommes réunis, pour célébrer le 66ème anniversaire de la libération de Chalon-sur-Saône.

Bien que les années passent cet événement suscite toujours autant d’émotion. Nous avons besoin de nous recueillir, et de rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui ont rendu la liberté à Chalon. Nous avons besoin encore, de comprendre les pages noires de notre histoire.

Transmettre notre histoire aux futures générations, c’est entretenir la mémoire.

Pour cela, il y a, les livres, les plaques commémoratives, les témoignages…et il y a nous aussi, réunis ici en ce 5 septembre.

Ainsi, nous nous souvenons de ces évènements qui ont aussi marqué mondialement l’histoire de l’Humanité.

Rappelons – nous cette ligne de démarcation comme une blessure qui nous traversait de part en part. Etrange singularité cette ligne de démarcation, mais Chalon isolée, résistait.

Les combats pour la libération furent rudes, la progression, lente et difficile se faisant par le sud, puis par l’ouest. Enfin, dans l’après-midi les troupes étaient accueillies avec un enthousiasme indescriptible qui atteignit son comble aux portes de l’Hôtel de ville.

Ainsi, le 5 septembre 1944 voit la libération de Chalon-sur-Saône. Libération attendue, peut-être même promise au vu de toutes ces années de détermination, d’engagement pour s’opposer à l’occupant, à l’ignominie, aux horreurs indicibles de cette guerre.

Le 5 septembre 1944 – Un vent de liberté soufflait sur notre ville – Chalon-sur-Saône libre – Chalon libérée grâce au courage – parfois au sacrifice - de ses combattants, de ses résistants, de ses héros connus ou anonymes.

Aussi, nous n’oublierons jamais les victimes de cette atroce guerre, toutes ces victimes assassinées injustement. Il n’y aura pas d’oubliés aujourd’hui ! Nous rendons hommage aux prisonniers, aux déportés, aux résistants, aux combattants...

Nous savons que la liberté est chèrement payée, que l’équilibre de la paix est parfois fragile et qu’elle doit être cultivée, défendue.

L’actualité nous rappelle sans cesse que rien n’est acquis. Pourquoi toujours vouloir dominer, éliminer, diviser, alors que la différence est une richesse ? Pourquoi y aurait-il des citoyens qui occuperaient une 1ère ou une seconde voire une 3ème place comme une sous catégorie ?

En France comme en Europe, nous sommes confrontés une fois de plus à la résurgence du racisme, de l’antisémitisme, des discriminations, nouvelle preuve que la mémoire ne suffit pas à protéger du mal. Pourtant indispensable, elle est cependant insuffisante. Cette désolante constatation nous incite à être vigilants au quotidien pour ne pas laisser s’installer l’incompréhension, l’exclusion, la peur de l’autre… et de ce point de vue l’action de tous et des élus politiques républicains, en premier ordre, doit être exemplaire.

Rien, aucun calcul, aucune carrière, aucun objectif ne doit se faire sur des éléments contraires au respect de la nature humaine.

N’ayons pas peur, nous, citoyens, de faire entendre notre voix, de dire haut et fort que nous voulons préserver la paix, que nous voulons construire un monde libre, solidaire, plus humain. N’ayons pas peur de dénoncer les dérives qui mettent en péril les valeurs de la République. C’est aussi comme cela que l’on rend hommage aux combattants que nous célébrons aujourd’hui. C’est notre devoir que de garantir et promouvoir la liberté, l’égalité et la fraternité.

Vive Chalon-sur-Saône, vive la République, vive la France.

Interventions vidéos
de Christophe Sirugue
à l'Assemblée Nationale

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