Baisse de la TVA
Lundi, 17 Mai 2010

Il y a un an était adoptée par le Gouvernement, une réduction de la TVA pour les professionnels de la restauration. Cette mesure, d'un coût de 3,5 milliards d'euros, devait s'accompagner en contre partie d'une baisse de prix, d'une augmentation salariale et d'un accroissement d'emplois.

Si un an après, on trouvera toujours quelques exemples de bons élèves, ils sont relativement rares. Globalement, les engagements pris par la profession ne sont pas à la hauteur de l'effort considérable qui a été fait par le budget de l'Etat et donc par les contribuables. Les prix devaient baisser de 3% or selon l'Insee, ils n'ont baissé que de 1%. 20 000 créations de postes devaient avoir lieu sur deux ans et on parle maintenant de 5000 emplois au terme du 2nd semestre, quant aux investissements qui devaient avoir lieu dans les établissements, on les attend encore.

Au moment où ce gouvernement supprime sans ménagement la ½ part fiscale des veuves, il est difficile de comprendre comment de tels cadeaux peuvent être maintenus, tout comme d'ailleurs les très nombreuses niches fiscales qui bénéficient d'abord et massivement aux plus riches.

 
Retraites : se poser les vraies questions!
Mercredi, 12 Mai 2010

Un énième rapport vient d'être publié par le COR (Conseil d'Orientation des Retraites) après commande passée par le Medef. Les conclusions sont sans issue puisqu'elles mentionnent que même en augmentant le nombre d'années de cotisation et l'âge légal de départ en retraite, le système restera lourdement déficitaire. Cependant, avant que de suggérer, comme le permet ce rapport,  une refonte globale de notre régime de retraite, ne serait-il pas intéressant de travailler d'abord sur les recettes et donc sur le nombre d'actifs ?

Ainsi, deux questions me viennent à l'esprit :

  • Plutôt que d'imaginer le recul de l'âge légal du départ à la retraite, ne devrait-on pas s'interroger sur les actifs qui à partir de 55 ans sont sortis de l'entreprise ?
  • Plutôt que de suggérer l'allongement du nombre d'années de cotisation, ne pourrait-on pas travailler à la question de l'emploi des jeunes et notamment du dramatique décalage de l'âge d'entrée dans la vie active ?

Personne de sérieux ne peut nier les difficultés de financement de notre système de retraite et donc la gestion de la dépense, notamment en raison de la démographie, mais je crois plus que jamais urgent de réaffirmer la primauté des recettes en s'activant sur le nombre d'actifs cotisants et sur l'assiette des prélèvements. C'est un vrai projet de société...

 

 
Une faute sociale : la suppression de la demi-part fiscale pour les veuves et célibataires
Mardi, 11 Mai 2010

L'annonce de la suppression de la demi-part fiscale supplémentaire pour les célibataires, les divorcés seuls et les veuves est un mauvais coup porté à leur pouvoir d'achat. C'est en effet, une hausse qu'induira cette décision qui pourra dans certains cas faire franchir des seuils d'imposition, dans d'autres, de perdre le bénéfice de l'exonération de la redevance télévision et pour toutes ces personnes, en tout cas, une augmentation de leurs impôts.

Alors que le gouvernement refuse de remettre en cause le bouclier fiscal, il s'attaque aux bas revenus, notamment pour ce qui concerne les femmes à la retraite. Cette décision est une nouvelle marque de l'injustice fiscale développée par ce gouvernement.

 
Crise grecque : les vraies responsabilités...
Lundi, 10 Mai 2010

Dans un récent débat, j'entendais une remarque aussi lapidaire que définitive et pour autant profondément injuste : « la gauche est arrivée au pouvoir en Grèce et depuis le pays est en crise ».

Injuste disais-je car c'est en effet l'arrivée de Papandréou qui a permis de mettre à jour les chiffres réels que le gouvernement précédent (de droite) avait volontairement dissimulé avec un regard complice du système bancaire.

Injuste parce que la dérive financière de la Grèce remonte à plusieurs années sans doute liée à l'afflux de fonds européens pour le moins mal gérés.

Injuste parce que la position de l'actuel Premier Ministre grec est terriblement difficile.

Comment, alors que l'on a été élu sur un programme de gauche, expliquer que l'on est contraint à des mesures qui demandent des efforts, y compris aux plus modestes ?

Et pourtant, le gouvernement socialiste grec a pris ses responsabilités. De cela il doit être crédité... pour peu que les analystes et commentateurs aient un peu d'objectivité.

 
Pas de rigueur sans la suppression du bouclier fiscal
Vendredi, 07 Mai 2010

Le Premier Ministre, sans oser le dire, a suggéré une forme de plan de rigueur qui serait imposé aux  Français dans les prochaines semaines. Je trouve inacceptable que cela soit présenté presque comme la conséquence de la nouvelle crise que nous traversons.

Depuis des mois, chacun sait que la politique mise en oeuvre par le Gouvernement depuis 2007, nécessiterait une hausse des impôts que pourtant le Président de la République disait impensable.

En effet, qui a creusé le déficit de la France ? Qui est responsable de l'effondrement du pouvoir d'achat des Français ? Qui a supprimé des dizaines de milliers d'emplois dans la fonction publique ? Qui a distribué aux plus riches les quelques marges de manoeuvre disponibles en 2007 ?

Alors si aujourd'hui des efforts sont nécessaires, ils sont impossibles tant que ne sera pas supprimé le bouclier fiscal qui permet de préserver les plus riches.

 
Aider la Grèce, bien évidemment!
Mardi, 04 Mai 2010

L'Assemblée nationale a accordé l'obtention d'un prêt à la Grèce dans le cadre du plan proposé par l'Europe et le FMI pour tenter de sortir ce pays de la grave crise qui le touche. Je m'en réjouis et soutiens pleinement cette position. Pour autant, je ne peux m'empêcher de m'étonner qu'il ait fallu autant de temps et de tergiversations pour que l'Europe se décide à intervenir. Je suis tout autant surpris qu'il faille l'aide du FMI alors même que la zone euro dispose me semble-t-il des moyens pour activer un plan d'aide significatif comme on a pu le voir au moment de la crise des banques...

A quoi cela sert-il d'être dans le même espace si la solidarité ne s'y développe pas plus ? Chacun voit bien qu'en laissant planer le doute d'une intervention forte, les agences de notation et donc les marchés financiers en ont profité pour se livrer à des spéculations sur la santé de plusieurs pays européens.

Avoir trop tardé nous a coûté financièrement, des sommes plus importantes et politiquement, une nouvelle fragilisation de l'édifice européen. On peut d'ailleurs s'étonner des taux de remboursement des prêts proposés à la Grèce.

Décidément, quand les Européens comprendront-ils enfin que c'est de plus d'Europe que nous avons besoin ? Une Europe politique, une Europe sociale avec les outils adéquats.

 
« DébutPrécédent123456SuivantFin »

Page 4 sur 6
Interventions vidéos
de Christophe Sirugue
à l'Assemblée Nationale

Liens/Contacts

Agenda

Le mois dernier Septembre 2010 Le mois prochain
D L Ma Me J V S
1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30

© 2010 - Studio Gire Communication