Grenelle II : plus de doutes
Lundi, 03 Mai 2010

Personne ne peut raisonnablement nier que le Grenelle de l'Environnement ait été un moment important de débats et de prises de décisions fortes dans notre pays. Du bonus malus écologiques sur les voitures neuves, en passant par la création de la trame verte et bleue, le renforcement de la surveillance de la qualité de l'air, les efforts sur le bâtiment ou l'obligation des bilans sur l'émission de gaz à effet de serre par les entreprises et les grosses collectivités territoriales, certaines mesures sont d'ores et déjà effectives.

Mais les récentes déclarations du Président de la République remettant en cause la taxe carbone ou signifiant que « l'écologie, ça commence à bien faire » ont fait plus que semer le doute dans les intentions réelles du gouvernement.

Aussi, le Grenelle II dont les débats vont s'ouvrir cette semaine à l'Assemblée nationale et qui devait être une discussion sur la caisse à outils à utiliser pour les mesures du Grenelle I semble d'ores et déjà bien amputé.

Plus que jamais, il convient d'être prudent pour que tout cela ne se résume pas au bout du compte à de grandes déclarations, à de grandes positions de principe car notre environnement mérite mieux que cela.

 
Conseil national au PS
Mardi, 27 Avril 2010

Le Conseil national du PS s'est tenu ce jour à la Mutualité pour débattre du projet des socialistes pour définir un nouveau modèle économique, social et écologique. Il s'agit de la première de 4 conventions. Suivront les conventions sur l'international, la rénovation et l'égalité réelle. Elles  permettront de construire les contours d'un projet politique alternatif à l'action développée depuis 2002 par la droite. Ce travail de fond est indispensable pour que l'alternance que j'appelle de mes voeux en 2012 ne se fasse pas sur le seul rejet de la droite mais sur l'adhésion à un projet de gauche.

 
Les agriculteurs en colère
Lundi, 26 Avril 2010

Une nouvelle fois la profession agricole est traversée par un mouvement de protestation qui touche, cette fois-ci, fait exceptionnel, les céréaliers. Il faut dire que les bonnes raisons de manifester ne manquent pas tant les crises, se succédant aux crises, un nombre important d'agriculteurs a vu ses revenus diminuer drastiquement. Face à cela, les annonces du gouvernement proposant de nouvelles conditions de prêts ne peuvent convenir, ajoutant de la fragilité à une situation économique déjà dégradée. Ce sont donc des mesures d'urgence qui doivent être décidées pour accompagner la profession.

 
Burqa et amalgame
Vendredi, 23 Avril 2010

Le port de la burqa est, à n'en pas douter, une profonde atteinte aux droits de la femme et aux principes républicains qui régissent notre démocratie. Mais ce comportement qui n'est le fait que de quelques centaines de personnes dans notre pays ne doit pas servir de prétexte à un amalgame choquant avec l'exercice d'un culte quel qu'il soit.

Il ne doit pas plus être utilisé pour alimenter un discours sécuritaire dont chacun a bien compris que le gouvernement en avait fait un axe de sa stratégie de reconquête de l'électorat. Sur ce sujet sensible, il convient de ne pas légiférer dans l'urgence et de tenir compte des indications formulées par le Conseil d'Etat. C'est le respect de ces éléments qui permettra d'imaginer les bases d'une concorde nationale indispensable lorsqu'il s'agit de débattre des conditions du vivre ensemble.

 
La situation à Pôle Emploi est préoccupante
Vendredi, 16 Avril 2010

C'est tellement vrai que le médiateur de Pôle emploi vient de démissionner, estimant n'avoir ni les moyens, ni le soutien pour mener à bien sa mission. Alors que la fusion précipitée et mal préparée entre l'ANPE et les ASSEDICS n'en finit pas de produire une situation difficile pour les agents de Pôle emploi, ils ont également à faire face à une hausse de 15% du nombre de demandeurs d'emplois en 1 an.

Les effectifs sont insuffisants, les conditions de travail incertaines pour des personnels recrutés en urgence et sur des contrats qui devraient arriver à terme dans les prochains mois, sans compter le recours à des opérateurs privés de placement qui accentue le malaise au sein de Pôle emploi.

Enfin, l'instauration d'une culture du rendement tout comme la culpabilisation des demandeurs d'emploi empêchent que ne se développe un véritable accompagnement qui serait pourtant indispensable. La situation de l'emploi exige des moyens et de la méthode... les deux manquent aujourd'hui.

 
Intervention sur le projet de loi portant sur la réforme du crédit à la consommation - Discussion générale en séance publique
Mercredi, 24 Mars 2010

Christophe Sirugue, nommé responsable du groupe socialiste pour la commission des Affaires sociales, sur le projet de loi portant réforme du crédit à la consommation, est intervenu lors du débat pour défendre une vision plus protectrice du consommateur et plus exigeante dans la responsabilisation du prêteur.

 

« Ce projet de loi portant réforme du crédit à la consommation montre des intentions louables, de responsabilisation des établissements de crédit et de tentative de protection des emprunteurs.

Le principe du crédit est porteur de croissance économique et participe globalement à l’élévation progressive des niveaux de vie. Il n’est donc pas question d’y mettre un frein mais de le réguler.

Pour parvenir à un encadrement suffisant du crédit à la consommation, il faudra d’abord prendre la mesure de ce qu’il est devenu. Nous sommes passés, en quelques décennies, d’une vertu qui voulait qu’on épargnât d’abord pour n’acheter qu’après - l’endettement étant  déconsidéré  jusqu’aux années 50 - à la généralisation massive de l’emprunt. Comment ne pas emprunter lorsque posséder est la norme sociale ? Comment rester au bord de la société de loisirs lorsqu’il suffit de s’endetter ?

Mais nous n’en sommes plus là. Le recours au crédit, pour beaucoup, n’est plus cette mécanique permettant de réduire l’attente avant d’accéder à un bien ou à la position sociale qu’il octroie. Les années 90 ont vu le crédit à la consommation se transformer pour les ménages les plus précaires, en crédit de soudure.

Parallèlement à ce mouvement dans lequel  les débiteurs cherchaient ainsi le financement de leur fin de mois, des établissements se spécialisaient dans le développement d’un crédit générateur de profit. L’activité de prêteur s’autonomisait de celle du banquier et du commerçant. Le crédit pour le crédit était né.

C’est ce crédit-là qu’il nous faut encadrer, ce crédit devenu un produit à part entière, celui pour l’octroi duquel un vendeur est commissionné alors même que sa fonction affichée est de vendre le produit acquis grâce au crédit.

 

 

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