Le site de Christophe Sirugue, Député-Maire de Chalon-surSaône, Président du Grand Chalon


Aller au contenu

Le parti socialiste

Liens

Intervention lors de l'Université d'Eté du Parti Socialiste,
27 août 2009, La Rochelle

L'atelier " Hôpital, santé publique, démographie et territoires " a permis de rappeler que la santé faisait partie de ces sujets de préoccupation majeure pour nos concitoyens, tout en étant un élément fondamental de l'attractivité des territoires.
En ce sens, deux questions clés sont posées :

  • Comment lutter contre les inégalités face à la santé ?
  • Quelle place et quelle responsabilité les collectivités territoriales doivent prendre face à cet enjeu ?



Le diagnostic est clair :

  • Le secteur public hospitalier connaît des difficultés grandissantes notamment de financement
  • Alors même que le gouvernement souhaite accroître les coopérations entre secteur public hospitalier et cliniques privées, les conditions et les exigences notamment en termes de missions et d'accueil du public sont profondément différentes.
  • La gouvernance notamment dans les ARH ou dans les établissements posant quelques difficultés
  • Enfin, la question de la démographie médicale est actuellement posée.



La loi HPST (Hôpital, patients, santé, territoires) aurait pu être l'occasion de répondre à ces 4 enjeux. Il n'en a rien été et nous nous trouvons même dans une situation de paradoxes accrus.

1) La loi HPST a été présentée comme une loi technique par le gouvernement alors même qu'elle est éminemment politique et représente un clivage fort entre la gauche et la droite.

2) Elle est présentée comme une territorialisation des politiques de santé mais fait l'impasse sur la place des collectivités locales et leurs représentants avec notamment le caractère facultatif de la présidence des nouveaux conseils de surveillance des établissements pour les maires ou l'absence des régions au sein des nouvelles ARS.

3) Les hôpitaux publics sont menacés dans un certain nombre de configuration par un service privé lucratif mais dans le même temps de plus en plus de médecins libéraux cherchent des places en tant que salariés de la santé publique.

4) On voudrait que la démographie médicale soit plus équilibrée sur les territoires (même si rien n'a été proposé dans la loi pour cela) mais le gouvernement continue à accroître les fermetures de services publics sur les mêmes territoires augmentant ainsi le côté " in-attractif " déjà relevé.

Plus que jamais une définition nationale des moyens pour permettre l'égalité de l'accès à la santé est nécessaire.
Le Parti socialiste doit s'emparer à nouveau de ce sujet et ne pas considérer que cette loi HPST a clos le débat.
Il doit aussi dire jusqu'à quel point les collectivités territoriales doivent agir dans un domaine qui n'est pas de leur compétence.

Car, autre paradoxe, bien que ce ne soit pas de leur compétences, beaucoup de régions ont une intervention forte au nom de la proximité attendue par nos concitoyens. La demande s'exprime aussi auprès des maires et de conseils généraux.

De ce point de vue, il faut réaffirmer haut et fort que lorsqu'on parle de santé, on ne doit pas parler que de soins.
Les régions et les collectivités locales dans leur ensemble peuvent être déterminante dans :

  • Les politiques de prévention avec notamment les conditions des aides à la formation.
  • Les politiques d'environnement avec le soutien à la recherche contre l'utilisation des pesticides et autres éléments ayant des incidences sur la santé.
  • Les politiques d'éducation à l'alimentation, au goût ou à la diététique des repas dans les établissements scolaires et plus largement.


Car chacun sait que les conditions de vie, comme les conditions de travail, influent fortement sur la santé.

Des actions fortes ont été engagées, comme celle soutenue au niveau européen, par la région Aquitaine où les actions d'ores et déjà menées en Nord-Pas de Calais.

Parce que l'attractivité de nos territoires en dépend, parce que 15% des Français ont dans les deux dernières années renoncé à se faire soigner, faute de moyens et que 40% d'entre eux ont différé des actes médicaux pourtant nécessaires, cette question reste majeure.

Elle doit prendre toute sa place dans le projet socialiste.


INTERVIEW France 3 BOURGOGNE

Mercredi 12 novembre 2008, 12:21 - Parti Socialiste

À l’invitation de France 3 Bourgogne, Christophe SIRUGUE a répondu aux questions d’Emmanuel PINSONNEAUX le 9 novembre dans le cadre de l’émission «l’invité du dimanche».
Il est notamment revenu sur le résultat du vote des militants socialistes sur le plan départemental. Alors que la motion DELANOË qu’il soutenait a recueilli 20,3% (arrivant en deuxième position après le texte soutenu par Martine AUBRY) il a redit sa volonté d’assumer, au sein de la Fédération, sa place de minoritaire. Il a donc refusé l’appel lancé par le Premier secrétaire fédéral qui souhaitait ouvrir la direction à toutes les sensibilités, le texte qu’il soutenait ne dépassant pas (pour la première fois en Saône-et-Loire) la barre des 50%. Les autres composantes n’ont également pas souhaité répondre à cette proposition d’ouverture.
Sur le plan national, alors que les 3 principaux textes (ROYAL, DELANOË et AUBRY) affichent un score se situant entre 24 et 29%, Christophe SIRUGUE estime que Ségolène ROYAL doit proposer une méthode de travail puisque sa motion est celle qui est arrivée en tête.
Le journaliste a également interrogé son invité sur son action dans le cadre de ses fonctions de Président du Grand Chalon. Après la disparition de la société KODAK, Christophe SIRUGUE a dit sa confiance en l’avenir, même si le défi à relever est important. Le territoire du Chalonnais, pour lequel il dit avoir une passion, pourra compter sur le dévouement et l’énergie de tous les acteurs locaux, une main d’œuvre qualifiée ainsi que sur ses atouts géographiques.
Enfin, avant de conclure, il a pu exprimer sa joie après l’élection historique, aux Etats-Unis, de Barack OBAMA à la Maison Blanche.


Pourquoi je soutiens la motion présentée par Bertrand Delanoë…

Mardi 4 novembre 2008

Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à Chalon, j’ai réaffirmé, dans le cadre du Congrès de Reims du Parti socialiste, mon soutien à la motion A présentée par Bertrand Delanoë. A cette occasion, j’ai eu le plaisir d’avoir à mes côtés François Patriat, Sénateur - Président du Conseil régional de Bourgogne, Pierre Pribetich, Député européen et Jean-Yves Caullet, Maire d’Avallon. Nous avons, ensemble, réaffirmé le poids du politique sur les décisions économiques et remis en valeur le rôle de la puissance publique. Il convient d’agir pour un nouveau modèle de développement, alliant écologie et croissance, où les services publics doivent prendre toute leur place.
D’ici quelques jours, les militants socialistes seront amenés à faire un choix porteur d’espoir et d’avenir. Face aux tourments internationaux que nous connaissons aujourd’hui, face à la crise que traverse notre pays miné par un ensemble de mesures gouvernementales injustes socialement et inefficaces économiquement, les socialistes – et par là même l’ensemble de la gauche – doivent redevenir crédibles et audibles. Pour moi cela passe par des choix :
Le choix de l’efficacité, c’est être au service de la justice sociale et du progrès. Les collectivités locales demeurent aujourd’hui les seuls remparts pour faire face aux attentes quotidiennes de nos concitoyens. L’efficacité c’est aussi s’appliquer à soi-même, dans le cadre du fonctionnement de notre Parti, les règles que l’on se donnera et respecter les choix des militants.
Le choix de la cohérence, c’est assumer avec force notre engagement européen. Dans un système globalisé, nous avons besoin d’une Europe forte : c’est notre avenir ! Relançons le projet d’Europe sociale par des projets touchants chaque citoyen européen (salaire minimum européen, protection des services publics, santé, éducation…).
Le choix de la fidélité, pour démontrer que même en politique ce mot n’est pas galvaudé. Loin d’une combinaison de circonstance, l’équipe prétendant à la direction est cohérente et disposera d’un vrai chef d’équipe auquel j’apporte ma confiance.
Je crois fermement en cette voie du réformisme assumée autour d’une direction collégiale cohérente qui puisse faire travailler l’ensemble de notre famille politique. Comme nous le faisons à Chalon-sur-Saône, c’est le rassemblement à gauche quI sera privilégié. Le programme de travail de sept conventions thématiques me paraît intéressant dans la mesure où il sera décentralisé et largement ouvert à l’ensemble de la société (experts, syndicats, associations, militants…)
Les Français attendent beaucoup des responsables nationaux, des élus et des militants socialistes : nous devons construire une opposition efficace et courageuse avec une orientation claire au service d’un projet à la hauteur de leurs attentes. Notre Parti doit se donner un cap, se remettre au travail.
Pour moi, ce chemin est celui proposé par Bertrand Delanoë. Ne manquons pas, collectivement, ce rendez-vous en démontrant que les socialistes sont à l’écoute de celles et ceux qui ont besoin de solidarité !


Page d'accueil | Biographie et mandats | National | Local | RSA | Le parlement des enfants | Agenda | Liens | Archives | Contacts | Plan du site


Revenir au contenu | Revenir au menu